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Ratification du Traité Révisé de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC)

23 Jui 2020

Les députés ont adopté ce jour 23 juin 2020, le Projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier le Traité Révisé de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC). 

Créée le 18 octobre 1983 pour la promotion et le renforcement d’une coopération harmonieuse et un développement dynamique, équilibré et autoentretenu dans tous les domaines de l’activité économique et sociale, la CEEAC initiale est restée inactive entre 1992 et 1997 à causes des crises internes qu’ont connues ses Etats membres. C’est ainsi qu’en 1998 au sommet de Libreville au Gabon qu’il a été envisagé la révision du Traité pour la rendre plus dynamique. Élaboré par le comité composé du conseil des ministres et des  experts, ce  Traité révisé de la CEEAC a été adopté par la IXe session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’États et de Gouvernement le 18 décembre 2019 à Libreville au Gabon. L’innovation dans nouveau Traité  porte sur l’intégration du Protocole relatif  au conseil  de paix et de sécurité de l’Afrique Centrale (COPAX) en son sein et de la création de la commission de  la CEEAC composée de cinq (5) commissaires, d’un Président et d’un vice Président.

Le ministre des Affaires Étrangères, de l’Intégration Africaine, de Coopération Internationale et de la Diaspora Aziz Mahamat Saleh a tenu à rappeler aux députés que l’Afrique Centrale, malgré l’immensité de ses richesses naturelles, se trouve à la traine dans le processus d’intégration du continent. Plusieurs facteurs sont à prendre en compte, entre autre la faiblesse du dispositif institutionnel de la CEEAC au moment de sa création, doublée d’un manque de vision commune sur la portée et les enjeux de l’intégration régionale, et la multi-appartenance de ses États membres aux                                                      différentes communautés économiques régionales.  D’où la nécessité de la ratification du Traité révisé de la CEEAC pour bien agencer les organes qui la compose et de créer une nouvelle dynamique permettant à chaque élément de jouer son rôle et d’assumer ses responsabilités.

Répondant à l’inquiétude des députés sur l’interconnexion de ces différentes organisations sous régionales aux normes et principes différents qui ne facilitent pas l’intégration, le ministre rappelle  qu’en 2006,  l’Union  Africaine a demandé l’harmonisation des différentes communautés sous régionales. La CEEAC et la CEMAC étaient invités à harmoniser leurs organisations pour en faire une. Cependant plusieurs facteurs freinent cette harmonisation. Toutes fois une commission d’harmonisation conjointe dotée d’un secrétariat a été mise en phase avec une feuille de route afin d’identifier les différents domaines dans lesquels l’harmonisation s’impose conclut le ministre.

Rassurés par la nouvelle  dynamique insufflée dans l’actuelle CEEAC, les députés exhortent  les hautes autorités du pays à s’investir auprès de leurs homologues afin que l’intégration soit une réalité au bénéfice de la population régionale et d’impliquer les Assemblées Nationales des États membres de la CEEAC pour booster le processus d’intégration.   

Il est à rappeler que la CEEAC est composée de onze (11) membres à savoir, l’Angola, le Burundi, le Cameroun, la République Centrafricaine, le Congo, le Gabon, la Guinée Équatoriale, la République Démocratique de Sao Tomé et Principe, la République Démocratique du Congo, le Rwanda et le Tchad.