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Interpellation des membres du Gouvernement sur la gestion du Covid-19

25 Jui 2020

Les ministres de la santé publique, de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la fonction publique sont interpelés ce jeudi 25 juin 2020  à l’Assemblée Nationale sur l’évolution de la pandémie de la COVID19, ses impacts, et les perspectives  envisagés par le gouvernement pour une sortie de crise.

Habitués aux règles du jeu démocratique, les ministres ont chacun à son tour remercier l’auteur de la question et de là tous les députés pour l’opportunité qui leur ait donné pour s’exprimer sur leurs activités respectives et mettre la population au parfum des actions du gouvernement.

Pour le ministre de la santé publique,  la situation épidémiologique de la COVID19, en date de 24 juin 2020 dans  notre pays qui compte 16 malades sous  traitements sur les 860 cas confirmés depuis le 19 mars 2020 est  une preuve d’une intensification de la sensibilisation et du respect des gestes barrières par nos concitoyens.

En réponse aux questions relatives aux stratégies adoptées pour la sortie de crise dans le domaine de la santé publique, Prof Mahmoud Youssouf Khayal reconnait que la COVID19 leur a permis de noter les failles dans le système sanitaire. Toutes fois des projets à court, moyen et long terme sont conçus au cas où de telle situation se représenterait encore. En plus des renforcements des infrastructures sanitaires (acquisitions et installation de deux laboratoires mobiles à HGRN et IRED, de centrales de productions d’oxygène a farcha, de 56 lits a la renaissance…) par le gouvernement et les dons et legs des partenaires et  pays amis et le recrutement de 1638 agents de santé, le gouvernement   envisage :

A court terme,

  • Créer un Institut de Santé Publique afin de produire des ressources humaines aux différents échelons du système de santé et renforcer les capacités du ministère de la santé publique en matière de formation, de diagnostic  en surveillance et de  recherche épidémiologique ;

A long terme,

  • Créer un laboratoire national de santé publique qui travaillera en collaboration avec l’université de N'Djamena dans le cadre des recherches.

Les ministres de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur ont  confirmé la reprise effective des cours dans les classes d’examens ce jour 25 juin 2020  dans le respect des  mesures prises par le gouvernement.  Des kits de lavage de main et d’autres matériels de protection ont été mis à la disposition des établissements sur toute l’étendue du territoire.

Les deux ministres Aboubakar Assidick Tchoroma et Oudéingar David, ont aussi relevé la difficulté des enseignants en cette période de la COVID19 pour dispenser les cours à partir des nouvelles technologies de l’information et de la communication (Tics) mais une formation se fait en ce moment avec l’aide de l’UNESCO pour renforcer la capacité  des enseignants et assoir des stratégies performantes pour mieux affronter de telle situation à l’avenir.

Au vu des conséquences qu’ont subi  le ministère de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieure, plusieurs  leçons ont été tirés confirment les deux ministres. Il est donc question d’opérer un passage au tout numérique   pour  vulgariser la mis en ligne des cours, renforcer l’université virtuelle, doter  les établissements scolaires et universitaires des  outils des NTICs…

Dans le cadre de renforcement du système sanitaire en cette période de pandémie, il a été instruit au ministre de la Fonction Publique de recruter  à titre exceptionnel 1638 agents de santé.  Pour le ministre Ali  Mbodou Mbodomi, cet recrutement a  été opéré sur un lot de 4242 dossiers des agents de santé publique dont des diplômés des écoles publiques et privées conformément à la demande du ministère employeur et après examen  des dossiers fournis dans le respect des textes régissant l’intégration et le recrutement à la Fonction Publique .

Les députés  saluent les efforts du gouvernement et les appellent à rester en alerte face à cette pandémie qui peut encore ressurgir. Ils déplorent le non respect des mesures barrières par leurs concitoyens au vu de la semblable évolution positive de la pandémie dans notre pays et appellent le gouvernement à doubler de vigilances et s’il est nécessaire de sanctionner ceux qui ne respectent plus les mesures édictées par le Gouvernement.  Les députés et le gouvernement reconnaissent d’un même créneau que la pandémie de la COVID19 à mis à nu la faiblesse de nos systèmes éducatifs, sanitaires...,

 C’est donc le moment de tirer de grandes leçons pour l’avenir. 

Selon les députés, il est nécessaire de :

  • Donner des moyens de fonctionnement à toutes les infrastructures sanitaires et d’en construire dans tous les villages;
  • Construire des infrastructures scolaires solides sur toute l’étendue du territoire;
  • Faciliter l’accès à l’Internet au moindre cout avec un bon débit dans tous les établissements aux  élèves et étudiants;
  • Briser certaines tares   dans le recrutement de la fonction publique;
  • Revoir les politiques d’emploi du pays…                                                                                                                         

L’auteur de la question, Député Kebzabo Saleh suggère l’organisation d’une assise nationale pluridisciplinaire pour évaluer tous nos systèmes pendant la COVID19 pour lancer de nouvelles bases, de nouvelles perspectives pour l’avenir.

Le Président de l’Assemblée Nationale qui a dirigé cette séance plénière s’est réjouit des échanges fructueux qui ont prévalu durant la rencontre entre les deux institutions  et appellent à la vigilance, car dans toutes les histoires de pandémie dans le monde, il y a toujours une seconde vague, l’on ne le souhaite pas mais il faut renforcer les mesures pour qu’au cas échéant, l’on puisse maitriser la situation conclut-il.