Le Ministre de l’Environnement, de l’Eau et de la Pêche Mahamat Ibrahim Djamaladine est interpellé à la séance plénière de ce lundi 29 juin 2020 dirigée par le 2ème vice-président de l’Assemblée Nationale Ahmat Anadif Katir.
Les questions du Député Issa Baba Hassan, auteur de l’interpellation ont porté sur :
Les députés estiment que les agents des eaux et forêts n’ont aucune connaissance des textes qui régissent leurs travails et exercent dans l’arbitraire dans le seul but d’assouvir leurs soifs. Selon les textes cité ci haut, il n’est pas permis de défricher sans autorisation qu’un champ de plus de deux (2) hectares et tout défrichement des partielles anciennement exploitées est autorisé. Mais force est de constater que les agents des eaux et forêts sèment la désolation dans toutes les provinces en arnaquant la population avec des amendes disproportionnés sans reçus de trésors. Les députés ont aussi déploré la présence nombreuse des militaires dans ce ministère, l’analphabétisme de ces agents, leur remaniement régulier; le non aboutissement ou non finalisation des projets, l’abus de pouvoir des brigades mobiles...
Les députés ont aussi constatés la rareté de l’eau dans les robinets des tchadiens depuis l’annonce de sa gratuité sur toute l’étendue du territoire.
D’entrée de jeu, le Ministre de l’Environnement, de l’Eau et de la Pêche Mahamat Ibrahim Djamaladine estime que la question de protection de l’environnement doit être une affaire de tous; l’accroissement de la production agricole doit se faire dans le respect de l’environnement. Après constat du comportement incivique de certains agents de forêts, une mission de greffe a été menée pour sanctionner les agents véreux. C’est suite aux résolutions prises durant cette mission qu’une auto-évaluation se fait chaque trois ou six mois au sein du ministère pour relever certains de leurs postes pour inconduites notoires martèlent le ministre. Le ministre informe qu’en place et lieu des brigades mobiles, est créé un comité de protection de l’environnement qui doit exister dans toutes les Provinces et tous les Départements. Cependant ce comité peine à fonctionner pour diverses raisons. Toutes fois le ministère envisage aussi de signer un protocole avec le ministère de la défense pour la lutte contre le braconnage explique le ministre.
Le ministre rappelle que c’est depuis 2016 que les autorités ont envisagé le rehaussement du taux d’accès à l’eau avec l’aide de leurs partenaires. Il y’a donc deux sous-secteurs d’approvisionnement en eau : le secteur de la Société Tchadienne d’Eau et les sociétés privées appuyées par les partenaires de l’État. La gratuité de l’eau pendant cette période de la COVID19 comme l’a annoncé le Président de la République ne souffre d’aucune ambigüité; Même les clients qui ont été débranchés pour non-paiement des factures ont été reconnectés pour bénéficier de ces mesures sociales. Cependant, des travaux d’extension sont en train d’être réalisés dans tout le pays pour faciliter l’accès à l’eau.
Toutes fois les députés estiment que l’heure n’est pas aux discours vide de sens mais il faut passer à l’acte; il est temps de former et de recruter des agents compétents dans le domaine de l’environnement ; sensibiliser les éleveurs et les paysans sur la question de la protection de l’environnement, sanctionner les agents véreux qui arnaquent les populations et pillent l’État; faire le suivi des projets en cours d’exécution…
Il est aussi nécessaire selon les députés de penser à la réhabilitation des patrimoines tels que les parcs, les réserves et autres ressources halieutiques du pays et appellent le ministre à collaborer avec les autres ministères pour bien protéger l’environnement.