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Adoption du projet de loi portant création d’un Institut National de Santé Publique au Tchad (INSAPT)

01 Juil 2020

Dans le cadre de renforcement  des capacités du système sanitaire du Tchad, un projet de loi portant création d’un Institut National de Santé Publique a été examiné en procédure de discussion immédiate, ce vendredi 01 juillet 2020 à l’Assemblée Nationale.

Au vu des multiples difficultés tant en  matériels qu’en ressources humaines que rencontre le ministère de la Santé publique, il est urgent de mettre en place un vaste programme de reformes parmi lesquelles s’inscrit en priorité la création de l’Institut National de Santé Publique du Tchad selon le rapport de la commission politique générale présenté en plénière.

Pour les députés, la crise sanitaire causée par la pandémie de la COVID19 a également révélé la fragilité du système sanitaire tchadien. Il est donc nécessaire de créer un cadre de formation des agents de santé et de contrôle des médicaments et des denrées   alimentaires.

Les ministres de la Santé Publique et de l’Enseignement Supérieur dont relève la gestion de cet Institut ont tenu a rassuré les députés sur les dispositions prises par le gouvernement pour créer cette structure. Ils affirment que c’est un projet murement réfléchis depuis plusieurs années, la COVID19 n’a fait que booster l’initiative. Selon le Ministre de la Santé Publique, 254 agents sont déjà formés et préparés pour gérer cet Institut.

  S’agissant de l’inquiétudes des députés sur les équipements et autres infrastructures à mettre en place avant l’ouverture de cet institut, le ministre de la Santé Publique rappelle aux députés que le Tchad a acquis plusieurs machines et laboratoires en cette période de corona Virus en plus des autres labo gardés dans les locaux du Centre de contrôle de la qualité des denrées alimentaires (CECOQDA). Toutes fois d’autres équipements seront commandés à l’ouverture de l’INSPT.

L’Institut Nationale de la Santé Publique a pour mission première de renforcer la capacité du ministère, en ressources humaines, en recherches scientifiques et en contrôle des médicaments et des denrées alimentaires soutiennent les deux ministres. L’Institut contribuera aussi à l’organisation de toutes les actions visant à prévenir et à contrôler les pathologies liées aux épizooties susceptibles d’être transmises à l’Homme (article 3) concluent-ils.

Il est à rappeler que l’Institut National de la Santé Publique intégrera en son sein, le Laboratoire National de Santé Publique (LNSP) du Tchad et le Centre de Veille Sanitaire qui participeront à des protocoles de recherches opérationnelles en liaison avec les ministères en charge de l’Enseignement Supérieur, de l’élevage, de l’Environnement, de l’Agriculture et de toutes autres structures de recherches analogues en vue de promouvoir la Santé Publique au Tchad.