Le Ministre de la justice, Garde des sceaux, Chargé des Droits Humains, DJIMET ARABI était face aux députés ce 15 septembre 2020 au Palais de la démocratie. Il a répondu à une question orale avec débat formulée par le Député MADTOINGUE BENELNGAR. La séance était présidée par le Président de l’Assemblée Nationale, Dr HAROUN KABADI.
Pour s’enquérir du dysfonctionnement au sein de l’administration pénitentiaire le député MADTOINGUE BENELNGAR a adressé une série de questions au Ministre de la justice, Garde des sceaux, Chargé des Droits Humains, DJIMET ARABI. Les questions ont porté sur le non transmission au Président de la République des deux projets de décrets d’application des lois N° 036/PR/2016 du 31/12/2016 et loi N° 19/PR/2017 du 26/07/2017 portant respectivement statut du corps des fonctionnaires de l’administration et de la réinsertion sociale d’une part et du régime pénitentiaire d’autre part.
Dans sa réponse à ces questions, le Ministre de la justice, Garde des sceaux, Chargé des Droits Humains, DJIMET ARABI a souligné que son ministère ne constitue pas un obstacle à l’application de ces textes. Car, son département s’est engagé plutôt dans le processus de modernisation de l’appareil judiciaire. Pour lui, le blocus est au niveau du ministère des finances et du budget à cause de l’incidence financière du reversement de ces lauréats à la fonction publique à cause de la situation que traverse le pays. Toutefois, il rassure les élus que les deux textes sont pour le moment au niveau du service technique du Ministère de Finances et seront pris en compte dans le budget pour l’exercice 2021.
Dans sa réplique, le député MADTOINGUE BENELNGAR a décrié les conditions carcérales, la lenteur administrative au niveau de ce département ainsi que la mise à l’écart des lauréats formés dans ce domaine au profit des gendarmes et garde nationale et nomade du Tchad qui gère les prisons au détriment des professionnels.
Après la réplique de l’auteur de la question orale, d’autres députés ont dénoncé le zèle de certains régisseurs des maisons d’arrêt et magistrats, la réinsertion des prisonniers qui ont déjà purgé leur peine dans la vie sociale. Pour eux, beaucoup restent à faire et demandent au ministre de la justice, garde des sceaux, chargé des droits humains de faire davantage pour améliorer les conditions des détenus.
Intervenant pour la seconde fois pour répondre aux préoccupations des députés, le Ministre de la justice, Garde des sceaux, Chargé des Droits Humains, DJIMET ARABI reconnait que la gestion des maisons d’arrêts est catastrophique, malgré les efforts fournis par l’Etat et ses partenaires pour améliorer les conditions de vie des prisonniers. Le ministre de poursuivre que pour le moment, il n’existe pas des textes qui puissent permettre à la justice de sanctionner les régisseurs indélicats. Le ministre promet aux élus du peuple que son département fera tout pour que la situation des détenus s’améliore. C’est avec la réponse du Ministre que le Président de l’Assemblée Nationale, Dr Haroun Kabadi a clos cette deuxième séance de la deuxième session ordinaire 2020.
BAYE NGARDIGUINA