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Né le 16 octobre 1916, Sahoulba Gontchomé est le 29e fils de Gontchomé II, le chef coutumier des Moundang. Après l’école primaire, il a travaillé à l’intendance militaire à Fort-Lamy, ce qui lui a permis de tisser de bonnes relations dans le milieu des Européens du Tchad. En 1946, Sahoulba exploite ses relations avec l’administration coloniale pour déposer son neveu Sahulné et se hisser au pouvoir à Léré (mai 1946), à la fois comme Gon et chef de canton.
La carrière politique
La carrière politique de Sahoulba a commencé l’année même de sa double intronisation (1946) par son élection au Conseil représentatif, ancêtre de l’Assemblée législative. Au sein de ce conseil, Sahoulba va côtoyer des Européens et des Africains parmi lesquels de nombreux autres notables. Simple militant de l’Union Démocratique Tchadienne (UDT), il a su peu à peu tisser de solides liens d’amitié et accroître son influence tant au niveau du parti que du Conseil. Sous son emprise le Mayo-Kebbi est resté un bastion de l’UDT-RPF de 1946 à 1959.
Son ascension politique commence avec son élection comme sénateur de la République française, le 9 novembre 1951. À partir du 30 mars 1952, il renforce son influence locale en se faisant élire conseiller à l’Assemblée territoriale du Tchad. Le 10 décembre 1954, il fonde avec Malbrant (un Français) son propre, l’action sociale tchadienne (AST) tandis qu’il réussit difficilement à se faire réélire au Sénat (19 juin 1955).
Si depuis 1946, il semble évoluer politiquement sous le parrainage des caciques européens de UDT (Rogué, Malbrant, etc.), l’année 1956 marque son émancipation de cette tutelle. Le 8 mars 1956, il crée, d’autres personnalités, une dissidence (AST-Sahoulba) et signe une alliance électorale avec le PPT. Aux élections, à l’Assemblée territoriale du 31 mars 1957, sa formation remporte 9 sièges. Ce résultat éclatant renforce son prestige. Le 14 mai, il est élu président de l’Assemblée territoriale du Tchad, en vertu de l’ accord avec le PPT : il devient ainsi la troisième personnalité du Tchad.
L’éphémère premier ministre
Le 30 janvier 1959, Sahoulba retire son soutien au PPT en faisant basculer la majorité du côté de l’opposition. Conséquence : le 10 février, le gouvernement Lisette est renversé. Le 11 février, Sahoulba est élu premier ministre. Mais son gouvernement est boycotté par le PPT et critiquer de toute part. Il est obligé de donner sa démission un mois seulement après son investiture (le 12 mars 1959) pour devenir simple ministre dans les gouvernements d’Ahmed Koulamallah puis Tombalbaye (mars-juin 1959). Lors de l’accession du Tchad à l’indépendance, il se retire de la scène politique et se fait discret. De 1960 à 1963, il a été consul général du Tchad à Yaoundé. Il est décédé 13 novembre 1963.
“Nous nous mettons en situation permanente d’apprentissage”
Vous avez été réélu le 27 novembre 2012 sixième vice-président de l’Assemblée Nationale. Comment analysez-vous l’évolution de ce mandat depuis qu’il vous a été confié ?
Cette réélection, faut-il le souligner, est le résultat d’un large consensus qui a prévalu au début de la troisième législature. Le mandat qui nous a été confié se déroule dans un climat de franche collaboration avec les différentes composantes de l’institution, à savoir le Bureau de l’Assemblée Nationale, les Groupes parlementaires, les Commissions permanentes et l’administration parlementaire.
Nous nous mettons en situation permanente d’apprentissage et de disponibilité pour contribuer avec efficience au renforcement de notre institution.
En tant que membre du Bureau de l’Assemblée Nationale, quelles sont vos activités et prérogatives ?
Conformément au Règlement intérieur de l’Assemblée Nationale, nous ne disposons pas de prérogatives propres. Nous assistons le président en suivant les missions qu’il nous délègue selon son pouvoir discrétionnaire. A ce titre, il nous a confié le suivi administratif des travaux du nouveau palais de l’Assemblée Nationale et la définition des besoins puis des équipements manquants et connexes relatifs au projet : notamment la mini centrale électrique, le renforcement du système d’alimentation en eau potable, le réseau TIC, le système de votation électronique, les régies son et vidéos, le déménagement des services de l’Assemblée Nationale dans les nouveaux locaux de Gassi et les aménagements des espaces verts etc.
En outre, nous avions la charge de coordonner au niveau local le Programme Noria du Parlement de la francophonie. Dans le cadre de cette coordination, nous avons réalisé plusieurs activités, entre autres la formation des agents des services permanents de l’Assemblée Nationale aux outils informatiques et la dotation de ces services en matériels informatiques puis la création du site web de notre institution. Aussi, voudrions-nous préciser que l’ensemble des missions sont réalisées avec la contribution active de différentes obédiences de notre institution.
Enfin, dans le cadre de notre partenariat avec les collègues de l’Action Parlementaire Globale, nous avions signe des pétitions pour le Traite contre le Commerce illicite des Armes et encourage notre gouvernement a sa signature. Nous espérons sa prochaine ratification.
Quel a été et quel pourrait être, à l’avenir, le rôle de l’Assemblée Nationale dans la progression de la démocratie au Tchad ?
Notre institution a joué un rôle catalyseur pour une démocratie apaisée et elle s’attèle à œuvrer pour que la démocratie puisse véritablement s’enraciner dans notre beau pays.
Faut-il le rappeler qu’elle veille au contrôle de l’action gouvernementale et que dans ce but, elle interpelle régulièrement le Gouvernement sur des questions lies à la vie nationale d’une part et surtout aux conditions de vie quotidienne de nos citoyens d’autre part.
Au regard de cet engagement, le président de l’Assemblée Nationale s’est résolu à doter notre institution des outils et infrastructures adéquats, tout en renforçant les capacités des députes et de l’administration parlementaire pour favoriser la réussite de leur mission.
Un dernier mot
Nous voudrions nous féliciter d’appartenir à un corps de législateur engages et disponibles qui nous ont prodigue de riches enseignements et nous leur disons ici humblement merci. Nous souhaitons enfin qu’au-delà de notre mandat, nous, élus du peuple, soyons au niveau de nos bases respectives des promoteurs de la cohésion sociale, de la tolérance et de la cohabitation pacifique, gages d’un développement durable.
“Pour que la parité soit une réalité au sein de l’Assemblée Nationale et au Tchad, il faut du temps”
Aux dernières élections législatives, sur 188 sièges, 28 femmes ont été élus à l’Assemblée. Le président Idriss Deby Itno avait pourtant promis en 2007 que les tchadiens seraient représentées à hauteur de 30% dans les hautes instances de décision. Quelles sont vos observations sur ce retard ? correspond t il a un manque de candidature sur les listes électorales ou à une représentation contestée du genre féminin ?
Si le Président de la République Idriss Deby Itno a promis depuis 2007 un quota de 30% de présence féminine dans les hautes instances de décision, c’est un pas qui s’est ajoute aux autres ; plusieurs années avant cela, il y avait déjà des initiatives nationales et internationales allant dans ce sens.
En ce qui concerne les 28 députées, aux yeux de plusieurs observateurs, il s’agit d’une amélioration car lors de la première législature, il n’avait que deux femmes députés sur 125 et 9 a la deuxième législature (sur 155). C’est donc une avancée très lente, quand on sait que les femmes au Tchad constituent l’effectif le plus nombreux et le plus actif dans les partis politiques.
Le manque de candidates féminines n’est pas la cause de cette situation a l’Assemblée Nationale ; il est vrai que le faible taux de scolarisation des filles et d’alphabétisation des femmes retarde leur plein épanouissement, mais il faut en revanche reconnaitre le fait que les partis politiques regorgent de femmes et qu’elles en sont les principales animatrices.
Mais elles sont absentes des instances de décision au sein des partis et l’élaboration des listes devient un facteur d’exclusion pour elles : soit elles sont purement et simplement écartées, soit elles occupent une position qui ne leur permet pas de gagner. Signalons qu’au Tchad le mode de vote est proportionnelle. La faible représentativité du genre féminin est donc un facteur très bloquant à l’émancipation de la femme et à la promotion de ses compétences.
Par ailleurs il faut noter que le droit coutumier et musulman sont en contradiction avec le principe de l’Egalité entre hommes et femmes consacre par la Constitution et les conventions internationales.
Au Tchad, les coutumes et mœurs sont les plus suivies par les populations que tout autre cadre légal et imprègnent les mentalités, que ce soit dans la famille, dans la communauté, dans la vie professionnelle et bien entendu au sein du parti politique.
L’un des résultats de cette situation est une faible représentation et un manque de responsabilisation des femmes au sein de l’Assemblée Nationale par exemple.
Quels objectifs votre Groupe parlementaire, largement majoritaire, se fixe-t-il en termes de parité pour les prochaines élections législatives prévues, selon la Constitution, en 2015 ?
Depuis la déclaration du Chef de l’Etat, a l’occasion de son investiture le 08 aout 2011, selon laquelle : les femmes sont le trésor de la renaissance ». La commission tripartite Gouvernement- Bureau politique national et Groupe parlementaire MPS- a mis en place toute une stratégie. Celle-ci consiste à promouvoir la participation des femmes du parti et leur représentativité dans toutes les fonctions électorales et ce, sur toute l’étendue du territoire. Après le cinquième congrès ordinaire du MPS, il y a eu une restructuration de tous les organes de masse et il est exigé 30% de présence féminine pour la participation des femmes au MPS.
Cela signifie que si aux prochaines législatives, les femmes sont bien positionnées sur les listes, le pourcentage des femmes parlementaires du MPS augmentera forcement a 30%, voire plus. On ne parlera pas encore de parité mais d’une amélioration considérable, concrétisant la promesse du chef de l’Etat. Pour que la parité concrétisant une réalité au sein de l’Assemblée Nationale et au Tchad, il faut attendre peut-être 2020, soit encore deux législatures. Ce résultat peut être obtenu que par une forte volonté politique. C’est pourquoi je pense qu’il peut être atteint.
Vous avez participé, le 29 février 2012, a l’occasion de la 56 ème session de la Commission de la condition de la femme, au siège de l’ONU, a une réunion parlementaire intitule : « Emancipation des femmes rurales : quel rôle pour les parlements ? quels en sont été les conclusions et de quelle façon étaient-elles applicables à l’institution tchadienne ?
La 56 ème session de la Commission tenue au siège de l’ONU, a établi que la question de l’émancipation des femmes rurales est un problème universel qui se pose à divers degrés selon les pays. En Afrique, bien que constituant l’épine dorsale de la production, les femmes rurales sont embrigadées par moult considérations rétrogrades. En plus du poids des coutumes et des violences à leur égard, il se pose pour elles des problèmes cruciaux tels que l’accès à la terre et a l’héritage, la non scolarisation des filles, le mariage précoce etc. la délégation tchadienne a présenté à cette occasion la situation des femmes rurales ; elle a également relevé tous les efforts du gouvernement en faveur des femmes dans le domaine de la santé, de la production, de l’éducation.
A l’endroit des parlements, il a été recommandé de développer le partenariat et les moyens de pression en vue de renforcer et diversifier les politiques en faveur de l’émancipation des femmes rurales, notamment en ce qui concerne : les violences faites aux femmes, l’accès à la terre et les pratiques néfastes et dégradantes.
Au Tchad, nous avons effectivement remarque que depuis deux ans, il y a des cas de sanctions à l’endroit des parents qui font par exemple exciser leurs filles. Il s’agit d’un effort mais il est encore insignifiant.
Vous êtes également active au niveau du continent africain. Vous avez présidé au Gabon du 13 au 15 juin 2013 la séance V du Séminaire régional pour les parlements africains francophones : « donner aux parlements les moyens d’agir en faveur de l’Egalité des sexes : structures et alliances ». Quelles avancées cette rencontre a-t-elle permises ?
C’était effectivement le thème débattu avec passion au séminaire régional pour les parlements africains francophones ; après que nous échange sur la question de la sous-représentation des femmes dans les parlements africains, la réunion a permis de présenter les bonnes pratiques parlementaires en matières de genre.
Un plan d’action ayant pour objectif d’accroitre la responsabilité des partis politiques et de renforcer la législation en faveur de la parité dans les parlements, adopte au Québec en octobre 2012, a également été étudié. Les conclusions de ce séminaire sont venues renforcer ce qui se fait au Tchad ; avec remaniement des Commissions et du Bureau de l’Assemblée, le nombre de femmes députés responsabilisées est passe de 8 à 12. Si cette trajectoire est maintenue et si les partis politiques sont sensibilisés, le parfum de la parité commencera à se faire sentir au Parlement tchadien, surtout si les chefs de parti appliquent la mesure incitative du décret 029 de 2012, portant éligibilité des partis politiques.
La SENAFET, Semaine nationale de la femme tchadienne, se conclut traditionnellement le 8 mars de chaque année. Les Tchadiens participent à un grand défile. Il a été à nouveau question de l’adoption du code des personnes et de la famille. Depuis 1994, le projet achoppe régulièrement sur des questions de vocabulaire et de concepts religieux. Serait-il envisageable que les députées prennent en main cette question pour aboutir à une proposition subtilement dosée, acceptable par vos collègues masculins, par le peuple tchadien, ainsi que par les différents organismes et groupes concernés ?
Cette question peut être traite sous deux angles. Le premier se rapporte aux festivités de la Semaine de la femme tchadienne qui se termine par le défilé le 8 mars, Journée internationale de la femme, et le second celui du Code des personnes et de la famille. La SENAFET, cette manifestation qui a lieu chaque année aurait pu apporter progressivement des résultats. Mais la lutte en faveur de la promotion de la femme et de ses droits repose aussi sur d’autres fondements : ce sont les conventions, les recommandations des sommets, les traites etc.
Et j’estime que si les femmes au Tchad, en particulier les parlementaires, travaillaient sur les recommandations de Beijing, sur les OMD, à chaque manifestation, en fonction des défis qui se posent en matière de genre dans notre pays, avec des réseaux de lobbying, cela aurait déjà eu des impacts. Je constate que les femmes forment du surplace avec l’actuelle manière de fêter cette occasion : elles s’activent intensément pendant au maximum dix jours et ne font plus rien jusqu’à la prochaine Édition alors qu’il faut à mon avis pour obtenir des résultats, organiser plusieurs actions de plaidoyer entre les éditions.
Concernant le code des personnes et de la famille, j’ai déjà mentionné la mauvaise cohabitation de nos coutumes avec la législation. Ce projet de code qui traine depuis1994 dans les tiroirs souffre plus de ces considérations de fond, que de problèmes de vocabulaire.
Effectivement, au cours de plusieurs réunions du Caucus des Femmes Parlementaires du Tchad et d’audiences avec la première dame, il a été envisagé que les femmes parlementaires s’organisent un atelier de relecture et de relance du processus d’adoption, en collaboration avec les différents organismes : en faire une loi est tout à fait possible. C’est devenu délicat mais il s’agit d’une bataille obligatoire qui représente un enjeu capital pour le développement du Tchad.
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Groupe d’Amitié Tchad-Egypte Présidente : Mme FATOUMA ISSAKHA HAROUN Vice-président : HASSABALLAH BICHAR TOINO Rapporteur : MAHAMAT IDRISS AHMAT FAKINA Rapporteur Adjoint : MOUHADJIR IBET Trésorière : Mme MANSOURA HAMID NOURI |
Groupe d’Amitié Tchad-Libye Président : vacant Vice-président : Dr ISSAKA ISSA YOUSSOUF Rapporteur : décédé Rapporteur Adjoint : KEBZABO SALEH Trésorier : ISSA BABA HASSAN |
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Groupe d’Amitié Tchad-Canada Président : LAOUHINGAMAYE DINGAOUMAÏBE Vice-président : MANADJI TOLKOM BERTIN Rapporteur : vacant Rapporteur Adjoint : MAHAMAT TOGOÏ TEKILO Trésorière : Mme AMOUNA LIADY |
Groupe d’Amitié Tchad-Russie Président : OUTMAN ABAKAR DJAME Vice-président : DJIDDI ALLAHI MAHAMAT Rapporteur : Dr MAHAMAT MALLOUM B KADRE Rapporteur Adjoint : MAHAMAT KANA BADY Trésorière : Mme ALBOUKHARI HABSITA S. |
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Groupe d’Amitié Tchad-Qatar Président : ZAKARIA HASSAN ALSAÏD Vice-président : MAHAMADOU DJOUGA DJODDI Rapporteur : HASSABALLAH BICHARA TOINO Rapporteur Adjoint : ZAKARIA MAHAMAT SALEH Trésorier : MOCTAR MAHAMAT IBRAHIM KADJOUK |
Groupe d’Amitié Tchad-Turquie Président : ADOUM HINDI ACHAIR Vice-président : DJIDDI ALLAHI MAHAMAT Rapporteur : NEATOBEÏ BIDI VALENTIN Rapporteur Adjoint : AHMAT AZAÏM BARKATALLAH Trésorière: Mme ACHTA BECHIR |
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Groupe d’Amitié Tchad-Soudan Président : AHMAT AZAIM BARKATALLAH Vice-président : OUSMANE CHERIF Rapporteur : HAMID IBRAHIM MOUSTAPHA Rapporteur Adjoint : ADOUM KHAMIS NGUILI Trésorière : Mme ACHTA MAHAMAT NOUR |
Groupe d’Amitié Tchad-Afrique du Sud Présidente : Mme AMOUNA LIADY Vice-président : LAMA TCHINDIBE Rapporteur : NEATOBEYE LE-NASSEGUEN’GAR Rapporteur Adjoint : DJIMET CLEMENT B. Trésorière : Mme HADJE ZAHARA AFFONO |
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Groupe d’Amitié Tchad-Tunisie Président : ABAKAR BECHIR AHMAT 1erVice-président : MAHAMAT IDRISS AHMAT FAKINA Rapporteur Général : MAHAMAT IBNI BICHARA Rapporteur Adjoint : LAOUNDIGUI DAKOB BATIL Trésorier : SALEH ALI MOUSTAPHA |
Groupe d’Amitié Tchad-Algérie Président : ADOUM KHAMIS NGUILI Vice-président : RAKHIS AHMAT SALEH Rapporteur: MADI NGARMONGOLA Rapporteur Adjoint : MAHAMAT AHMAT BACHIR Trésorier : ADOUM HINDI ACHAHIR |
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Groupe d’Amitié Tchad-Chine Président : NEATOBEYE Le-NASSEGUEN’GAR Vice-président : ACHEICK ABAKAR HASSAN Rapporteur : DJOKDELANG ANGOBONA Rapporteur Adjoint : ALI ABAKAR ADJI Trésorière : Mme HADJE ZAHARA AFFONO |
Groupe d’Amitié Tchad-Maroc Président : ABDRAMANE AHMAT CHOUKOU Vice-président : Mme ALBOUKHARI HABSITA S. Rapporteur : SALEH ALI MOUSTAPHA Rapporteur Adjoint : MOUHADJIR IBET YOUNOUSS Trésorier : TCHARI MADI MAÏNA |
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Groupe d’Amitié Tchad-Cameroun Président : AHMAT TAHIR AHMAT Vice-président : DJOKDELANG ANGOBONA Rapporteur: Mme KEIMBADJE BETOUDJI DENISE Rapporteur Adjoint : SALEH ALI MOUSTAPHA Trésorier : ADOUM HINDI ACHAIR |
Groupe d’Amitié Tchad-Allemagne Président : SOULEYMAN ABBAS Vice-président : Dr LAWANE GILBERT Rapporteur : NODJIADJIM LAOUBAOU ABDIAS Rapporteur Adjoint : BERAL MBAIKOUBOU Trésorière : Mme ALIME ALI HAOUAN |
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Groupe d’Amitié Tchad-Sultanat d’Oman Président : MOUHADJIR IBET YOUNOUS Vice-président : ABDRAMAN AHMAT CHOUKOU Rapporteur : RAMADAN KODY TCHOTCH Rapporteur Adjoint : ABAKAR BECHIR AHMAT Trésorier : MOCTAR MAHAMAT IBRAHIM KADJOUK |
Groupe d’Amitié Tchad-Suisse Président : ISSA MARDO DJABIR Vice-président : MAHAMAT SALEH KHAYAR Rapporteur: KEDA BALLAH Rapporteur Adjointe : SOURAYA MOUSTAPHA M. Trésorière : MBAINAYE EUGENIE |
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Groupe d’Amitié Tchad-USA Présidente : Mme LOUM NDOADOUMNGUE N. E. Vice-président : ISSA MARDO DJABIR Rapporteur: MAHAMAT SALEH MAKKI Rapporteur Adjoint : DJIMET CLEMENT BAGAOU Trésorière : Mme KAMOUGUE Née DENE- ASSOUM M. |
Groupe d’Amitié Tchad-Arabie Saoudite Président : Dr ISSAKA ISSA YOUSSOUF Vice-président : AHMAT ANNADIF Rapporteur : HASSABALLAH BICHARA TOINO Rapporteur Adjoint : MAHAMAT MALLAYE Trésorier : MAHAMAT AHAMAT SENOUSSI |
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Groupe d’Amitié Tchad-Koweït Président : MAHAMAT IDRISS AHMAT FAKINA Vice-président : AZIZA AHMAT SENOUSSI Rapporteur: ISSA MARDO DJABIR Rapporteur Adjoint : ACHTA BECHIR Trésorier : MOCTAR MAHAMAT IBRAHIM KADJOUK |
Groupe d’Amitié Tchad-Emirats Arabes Unies Président : ZAKARIA MAHAMAT SALEH Vice-président : ISSA MARDO DJABIR Rapporteur: OUSMAN CHERIF Rapporteur Adjoint : MAHAMADOU DJOUGA D. Trésorière : SOURAYA MOUSTAPHA MAHAMAT |
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Groupe d’Amitié Tchad-Indonésie Président :ABDELGHANI OUSSELAT Vice-président : décédé Rapporteur: DANGAYE SADJIGOTO Trésorier: MOCTAR MAHAMAT IBRAHIM KADJOUK
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Groupe d’Amitié Tchad-Burkina - Faso Président : HABIB HISSEIN ISSAKA Vice-président : ISSA BABA HASSANE Rapporteur : MAHAMAT MALLOUM KADRE Rapporteur Adjoint : DANGAYE SADJIGOTO Trésorière : Mme ALIME ALI HAOUANE |
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Groupe d’Amitié Tchad-Niger Président : FADJACK MALLOUM Vice-président : NDOUBABE TOMEL Rapporteur: DJENGUINADE LAOULBO MALACHIE Rapporteur Adjoint : DANGAYE SADJIGOTO Trésorière : NEKINGAM BAYAM |
Groupe d’Amitié Tchad-Iran Président : HASSABALLAH BICHARA TOINO Vice-président : MAHAMADOU DJOUDA DJODDI Rapporteur: ZAKARIA MAHAMAT SALEH Rapporteur Adjoint : MAHAMAT BAZINGUE ANNI Trésorière : Mme SOURAYA MOUSTAPHA MAHAMAT |
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Groupe d’Amitié Tchad-Mali Président : KEDA BALLAH Vice-président : MAHAMAT OUSMANE NGARNARGUE Rapporteur: ISSA MARDO DJABIR Rapporteur Adjoint : DJOBLAOUNA ATOUKOUM Trésorière : AL-BOUKHARI HABSITA SOULEYMANE Trésorière Adjointe HAMID ISSA IBEDOU |
Groupe d’Amitié Tchad-France Président : MOUSSA KADAM Rapporteur: ACHEICK ABAKAR HASSAN Chargé des Relations Extérieures : ADJEDOUE W. Trésorière : ADELI EDJI TARSOUI Trésorière Adjointe Mme NEKINGAM MBAYAM Conseillers : NOBO N’DJIBO ; Mme SELGUET ACHTA A. |
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Groupe d’Amitié Tchad-RCA Président : ALI KOLOTOU TCHAIMI Vice-présidente : Mme KAMOUGUE Née DENE- A. Rapporteur Général: ISSA MARDO DJABIR Rapporteur Adjoint : Mme MBAINAYE EUGENIE Trésorière : ZAKARIA MAHAMAT DALLAYE |
Groupe d’Amitié Tchad – Palestine Président : SALEH ALI MOUSTAPHA Vice-président : RAKHIS AHMAT SALEH Rapporteur: NDIMADJINGAR ASSANE MAURICE Rapporteur Adjoint : RAMADAN KODI TCHOTCH Trésorière : ABDOULAYE CHOUA ALI Trésorière Adjointe OUMAR YACOUB MAHADJIR |
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Bureau du Réseau des Femmes Parlementaires Tchadiennes Présidente : Mme ALBOUKHARI HABSITA SOULEYMANE Vice-présidente : MANSOURA HAMID NOURI Rapporteur : KHADIDJA HASSABALLAH Rapporteur Adjoint : FATOUMA ISSAKHA HAROUN Trésorière : ILDJIMA ABDERAMAN Trésorière Adjointe : ACHTA MAHAMAT NOUR Conseillères : - AZIZA AHMAT SENOUSSI -FATIME ABDERAMANE DOUBANGAR |
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![]() ALLAHOU TAHIR Président de l'Assemblée 1959-1960 |
![]() AHMAT KOTOKO Président de l'Assemblée 1960-1961 |
![]() ADOUM TCHÉRÉ Président de l'Assemblée 1961-1969 |
![]() ABBO NASSOUR Président de l'Assemblée 1969-1975 |
![]() NADJI MBAISDE ABDOU Président du Conseil National Consultatif 1982-1990 |
![]() JEAN ALINGUÉ BAWOYEU Président de l'Assemblée Octobre à décembre 1990 |
![]() OUSMAN GAM Président du Conseil Provisoire de la République (CPR) 1991-1992 |
![]() MALDOM BADA ABBAS Président du Conseil Provisoire de la République (CPR) 1992-1993 |
![]() LOL MAHAMAT CHOUA Président du Conseil Supérieur de la Transition (CST) 1993-1994 |
![]() MAHAMAT B. GADAYA Président du Conseil Supérieur de la Transition (CST) 1994-1995 |
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![]() WADAL KAMOUGUÉ Président de l'Assemblée Nationale 1997-2002 |
![]() NASSOUR G. OUAIDOU Président de l'Assemblée Nationale 2002-2011 / 2ème Législature |
![]() Dr HAROUN KABADI Président de l'Assemblée Nationale 2011 à ce jour/3ème Législature |
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“Le débat démocratique doit être mené dans le respect du pluralisme et de l’intérêt supérieur de la nation”
Monsieur le Président, le parlement se réunit à l’ occasion de deux sessions ordinaires annuelles de 90 jours maximum. Ne pensez pas que le temps consacre ainsi constitutionnellement aux sessions ordinaires est court, compte tenu de l’importance des débats ?
90 jours deux font 180 jours sur 364. Il faut juger ce temps à l’aune de la pertinence des lois qui sont votées et de l’efficacité avec laquelle l’Assemblée nationale assume d’autres responsabilités liées à sa mission. En cas de nécessité, le gouvernement convoque des sessions extraordinaires pour des urgences nationales. De plus, pendant les vacances parlementaires, les membres du bureau ne partent pas tous au même moment. Les affaires courantes comme les missions à l’extérieur et la participation à certains évènements importants continuent à être assumées. Non, le temps des sessions ordinaires n’est pas court, parce qu’après trois mois de débats intenses, les députés ont besoin de souffler ; il faut aussi laisser le temps au gouvernement pour la mise en œuvre des lois votées et promulguées par le chef de l’Etat.
Comment permettre et favoriser les propositions des lois des députés alors que l’ordre du jour de l’Assemblée nationale comporte, par priorité et dans l’ordre fixe par l’exécutif, la discussion des nombreux projets de loi déposés par le gouvernement ?
Jusqu’à la, le nombre des projets de lois envoyés par le gouvernement n’a ni bloque ni empêche l’examen des propositions des lois pertinentes des députés. Aucune loi soumise à l’examen et à l’adoption de l’Assemblée nationale n’est jamais rejeté a priori, que le gouvernement convoque une session extraordinaire ou que l’assemblée nationale renvoie certaines lois non examinées à la prochaine session ordinaire. En revanche, il est normal que les projets de lois soient plus nombreux que les propositions des lois et qui peut juger de la nécessité de légiférer sur tel ou tel secteur, pour une meilleure gouvernance et un bon fonctionnement qui gère le pays et qui peut juger de la nécessité de légiférer sur tel ou tel secteur, pour une meilleure gouvernance et un bon fonctionnement de l’Etat de droit. Ils ne sont pas concurrentiels des lors que leur constitutionnalité ne pose pas problème.
L’article 132 de la constitution précise que les propositions et amendements formules par les membres de l’assemblée nationale sont « irrecevables lorsque leur adoption aurait pour conséquence soit une diminution soit une création ou aggravation des dépenses publiques, à moins qu’ils ne soient accompagnés d’une proposition d’augmentation de recettes ou d’économies équivalentes». Cette mesure n’est-elle pas de nature à brider les débats parlementaires ?
Cela relève de la logique et de la cohérence, car c’est l’Assemblée nationale qui vote la loi de finance pour fixer le budget. En accordant des crédits de fonctionnement et d’investissement. Toute nouvelle loi qui aurait des incidences financières sans rapport avec la loi de finances de l’année en cours poserait le problème des ressources pour sa mise en œuvre en général. La vie de la nation ne s’arrête pas à une législature ni une session. L’assemblée nationale, en adoptant le programme politique du gouvernement et en investissant le premier ministre et son équipe, veille à l’application de ce programme. Ce sont cette logique et cette cohérence qui ont guide la rédaction de l’article 132 de la Constitution auquel vous faites allusion.
L’organisation et le fonctionnement de l’Assemblée nationale sont régis par le règlement intérieur dans sa dernière version du 12 novembre 2013, approuvée par les élus du peuple réunis en assemblée plénière, le 8 février 2013. Ce règlement considère incompatible avec l’exercice du mandat règlementaire toute activité professionnelle lucrative a l’exception de l’enseignement supérieur, de recherche scientifique et de la santé. Pourquoi cette distinction ? Ne prive-t-elle pas l’Assemblée nationale d’éléments de valeur ?
Votre première question portait sur le temps imparti pour le travail a l’assemblée nationale. Il y a un choix à faire par celui qui veut être députe, entre être au sein de l’hémicycle pour débattre et légiférer, et être dans les airs si on est pilote, devant son magasin si on est commerçant, plaider a la justice si on est avocat. On élit un député pour représenter le peuple et non pour au il vient percevoir les indemnités parlementaires et s’occuper en même temps d’autres activités lucratives personnelles.
En revanche, un enseignant dispense des connaissances pour assurer l’avenir de ce peuple tout comme un médecin doit soigner partout où son service est requis pour sauver des vies. Tout est lié à la fonction sociale qui peut rendre indispensable l’action d’un député auprès des populations.
Selon l’article 20, vous avez pouvoir de faire observer le règlement intérieur, de maintenir l’ordre des discussions et d’assurer la police des séances. Est-ce souvent nécessaire ou l’assemblée présente-t-elle une maturité démocratique qui vous évite d’avoir à intervenir de la sorte ?
Toute institution, toute société, toute vie en groupe a besoin d’un animateur, d’un modérateur, d’un organisateur, d’un guide pour faire observer et respecter les règles que les hommes se donnent. L’essentiel pour l’Assemblée Nationale, c’est que le débat démocratique soit mène de façon ordonne, dans le respect du pluralisme et de l’intérêt supérieur de la nation.
Le règlement intérieur fixe ces règles pour les députés, en complément des dispositions constitutionnelles. Le président de l’Assemblée nationale n’a pas d’autres pouvoirs particuliers que de faire observer et respecter les principes et les procédures pertinents édictés par la constitution et complétées par le règlement intérieur vote démocratiquement par les députés. En définitive, il est très rare que les dispositions de cet article soient appliquées.
Le président de l’assemblée nationale représente cette institution dans ses rapports avec le gouvernement et dans les cérémonies officielles. S’agit-il d’une tache lourde ? Déléguez-vous fréquemment cette responsabilité aux vice-présidents ? Est-ce la raison de l’extension du bureau à six vice-présidents dans la dernière législature ?
La gouvernance de l’Assemblée nationale est assurée par un bureau au sein duquel chaque membre dispose d’une tache précise en cohérence avec la responsabilité collective. Les commissions spécialisées travaillent les dossiers qu’elles transmettent au bureau pour être soumis aux débats des députés en plénière. Chaque groupe parlementaire, en fonction de sa sensibilité politique et de son appartenance idéologique, arrête ses propres propositions à défendre au cours des débats. C’est par un vote que les décisions sont prises. En démocraties, c’est la position de la majorité qui s’impose, mais il arrive pour des questions de survie de la nation de négocier un consensus à la place d’un vote majoritaire. La responsabilité du président est à la fois lourde et simplifiée par le travail qui est fait en amont, sans oublier qu’il y a un secrétariat général qui s’occupe des questions administratives, et une questure qui est en charge des finances.
Mais souvent, en application des dispositions du Règlement Intérieur, je délègue mes prérogatives aux vices présidents pour des taches spécifiques ou des missions ponctuelles. De même, lorsque je suis en mission dans le cadre de mes activités parlementaires, l’intérim est assure dans l’ordre de préséance, par l’un des vice-présidents.
Chacun d’entre eux s’occupe d’une mission spécifiquement, en plus de ces propres activités parlementaires. Cette gestion partagée facilite le travail du président de l’Assemblée Nationale, et accentue l’implication de tous les vices présidents dans la gestion et le bon fonctionnement du parlement.
“L’Assemblée est un creuset ou viennent se fondre diversités et sensibilités nationales”
Comment analysez-vous votre rôle de président du Groupe parlementaire du MPS, rôle que vous aviez précédemment assume ?
Être président du Groupe parlementaire majoritaire de l’envergure du MPS (124 sur 188 députés, soit près de 66% de l’effectif), ne constitue pas une mission de tout repos. Le président du groupe est quotidiennement et intensément sollicite. Il joue le rôle d’un vrai chef d’orchestre dans le cadre de l’organisation des activités des membres du Groupe, pour la défense et la consolidation du programme du Gouvernement qui est émanation du parti. En outre, il assure le relai entre les députés et la hiérarchie du parti.
Il importe de souligner que le président du Groupe parlementaire majoritaire est régulièrement consulte sur les questions sensibles inhérentes à la vie de la nation. Il est membre de droit de la conférence des présidents ; celle la même qui établit l’ordre du jour et qui prend des mesures d’ordre organisationnel. Le président du Groupe parlementaire MPS y pèse de tout son poids, puisqu’il dispose d’un nombre de voix égal au nombre des prérogatives dont il dispose, il convient de mentionner celles-ci, dans le déroulement de la procédure législative et dans la tenue de la séance publique :
- Droit de suspension de séance ;
- Droit de faire vérifier le quorum ;
- Droit de demander le vote ou type de scrutin
- Droit de gestion du temps de parole concédé au groupe ;
- Enfin, il dispose d’une faculté tous azimuts d’intervention ;
- Pour conclure, je dirais que la présidence du groupe parlementaire majoritaire peut paraitre comporter plus d’activités que la vice-présidence de l’Assemblée nationale.
En tant que membre du Bureau de l’Assemblée Nationale, quelles sont vos activités et responsabilités ?
Les fonctions dévolues aux vice-présidents sont celles définies par l’article 6, alinéa 1 du règlement intérieur de l’Assemblée Nationale, les vices présidents assurent l’intérim dans l’ordre de préséance. Conformément à l’article 112 de la constitution et de l’article 12, alinéa 9 du Règlement intérieur de l’Assemblée Nationale, seul le président de l’Assemblée nationale est élu pour la durée de la législature, les vices présidents et les autres membres du bureau sont élus pour une durée renouvelable.
Le premier vice-président, tout comme les autres, n’a pas de fonctions clairement définies par les textes en vigueur, sinon qu’il est en position d’intérimaire permanent. Néanmoins, pour répondre à votre question, autant sur la portée de mes nouvelles responsabilités que sur mes activités en tant que membre du bureau, je dirais que le poste de premier vice-président de l’assemblée nationale confère, dans l’esprit du citoyen lambda, plus de notoriété que la fonction de président de groupe parlementaire.
En effet, par une espèce de raccourci, la première vice-présidente est perçue comme le vice-président de l’Assemblée nationale. Il n’est pas, en outre, superflu de signaler que l’article 76 de la constitution en fait un intérimaire institutionnel.
Cependant, dans la pratique, les vices présidents ne chôment pas. Par des délégations particulières, chacun d’eux est charge, par le président de l’Assemblée Nationale, de taches précises :
- Supervision de travaux de commission ;
- Responsabilité sur un domaine particulier ;
- Représentation aux activités publiques ….
- En particulier, en ce qui me concerne, étant de la même sensibilité politique, je bénéficie d’une intime implication au travers de consultations quotidiennes et soutenues. Une oreille attentive est accordée à mes points de vue lors des prises de décision sensibles. Comme tel, je suis tenu au courant de toutes les situations engageant l’Assemblée Nationale et cela est un privilège.
Votre parcours politique vous a permis d’occuper différents postes importants au sein du Gouvernement. Pouvez-vous nous faire part de votre analyse sur l’évolution de la démocratie au Tchad depuis l’indépendance du pays ?
En ce qui concerne l’évolution de la démocratie au Tchad, nous nous rappellerons toujours la fièvre qui animait les différentes formations politiques de l’époque à la veille de l’indépendance de notre pays, bien que nous fussions alors très jeunes. C’est à dire que le Tchad a accédé à l’indépendance dans un contexte multipartiste.
Malheureusement cet embryon démocratique a été étouffe en 1963, par la dissolution de toutes les formations politiques par les partis au pouvoir d’alors, le PPT. Depuis lors, le Tchad a vécue pendant 27 ans dans le monopartisme, alterne avec des coups de forces militaires, avec leurs corollaires d’instabilité, de révoltes et de conflits armes. L’honnêteté, tant politique qu’intellectuelle, nous force à reconnaitre que l’avènement du MPS au pouvoir, le 1er décembre 1990, a été salutaire, non seulement pour les libertés fondamentales, mais aussi pour la réhabilitation de la démocratie confisquée par des régimes dictatoriaux qui se sont succèdes au Tchad de 1963 à 1990.
La déclaration de son Excellence Idriss Deby Itno, président de la République, le 4 décembre 1990, a servi de véritable base de la relance de la démocratie au Tchad. Au fil des années, le comportement démocratique n’a cessé de s’ancrer dans le vécu quotidien des Tchadiens.
Quel a été et quel pourrait être, à l’avenir, le rôle de l’Assemblée Nationale dans ses évolutions ?
Au regard de l’histoire tumultueuse du Tchad ou l’arbitraire était érigé en système de gouvernance, il est permis d’affirmer que notre Assemble Nationale, malgré sa jeunesse. A joue et continue de jouer le rôle de soupape régulant les actions de l’exécutif en vue de l’instauration d’un véritable Etat de droit. Élue au suffrage universel direct, elle est, en tant que représentation nationale, le véritable symbole de l’unité nationale. En effet, l’Assemblée Nationale vote des lois d’intérêt général ; contrôle l’action gouvernementale et la mise en œuvre des politiques publiques ; néanmoins, notre représentation nationale souffre d’un manque cruel de ressources, matérielles et surtout humaines, en quantité et en quantité. Le citoyen lambda doit comprendre qu’un député est avant tout un homme politique, mais pas du tout un technicien, moins encore un expert.
Or, on lui demande de légiférer sur des domaines extrêmement techniques. Force est de reconnaitre, aujourd’hui, que le droit se complexifie, avec l’élargissement des domaines droit humanitaire d’ingérence, responsabilité de protéger, individu, famille et environnement etc…, sans omettre la mondialisation et l’évolution fulgurante des technologies de l’information.
Toutes choses qui commandent au député d’être un homme averti, c’est à dire informe et forme. Donc, l’Assemblée Nationale compétente que tous nous souhaitons ne saurait s’abstenir sans députés compétents et sans hommes compétents autour de ceux-ci, dans les Commissions et dans l’appareil administratif.
Entretien avec ELISE LOUM NDOADOUMNGUE NELOUMSEI, Présidente de la Haute Cour de Justice
01 Mar 2020“Les femmes tchadiennes doivent oser la différence”
A la lumière de votre riche expérience politique, pouvez-vous nous faire part de votre analyse sur l’évolution de la place des femmes à l’Assemblée Nationale tchadienne durant ces dernières décennies ?
Issue de la deuxième législature (2002 à 2011), j’en suis donc à mon deuxième mandat à l’Assemblée Nationale et cela fait douze ans aujourd’hui que j’y siège. Je peux donc partager ma petite expérience politique lors d’une analyse aussi spécifique que celle de l’évolution des femmes à la Représentation nationale.
Née quelques années avant l’indépendance de mon pays, j’étais imprégnée des luttes postcoloniales et j’ai surtout été marquée très jeune par le combat des rares femmes dont les noms revenaient souvent à la radio. Il s’agit de la première femme député Louise Bourkou et dans l’administration, Bintou Malloum.
C’est pourquoi, de l’unique femme députée a la toute première Assemblée Nationale du Tchad dans les années 60, il n’a pas été facile de se repérer afin d’identifier la place exacte des femmes dans cette instance. Les femmes de cette génération nourrissaient certes des ambitions mais elles avaient du mal à trouver une place dans la grande arène des hommes.
Influentes et activement politiques à cette époque, deux autres femmes avaient suivi Louise Bourkou au sein de la deuxième Assemblée Nationale : Kaltouma Guembang et Hawai Brahim.
Les perpétuels conflits armes et les différentes rebellions n’ont pas favorise le combat politique des femmes afin de les impliquer dans les postes décisionnels et surtout dans une institution parlementaire.
Si les femmes ont été élues lors des élections législatives en juillet 1990 (sous Hissen Habre), c’est parce que des mesures- sous forme de quotas-ont étés imposées sur toutes les listes électorales. Cette législature qui n’a duré que cinq mois, de juillet au 1er décembre 1990, comprenant sept femmes : Deneram Miantamare ; Mariam Ourdi ; Albatoul Zakaria ; Mounda Djorbaye et Rachel Beassoumnda.
La plupart d’entre elles occupent encore aujourd’hui des postes de responsabilité.
En 1993, à la suite des Révolutions de la Conférence Nationale Souveraine (CNS), le Conseil National de Transition a été mis en place et comportait huit femmes : Agnès Allafi, Fatime Cissokho, Nguealbaye Somte Delphine, Khadidja Toure ; Fatimata Diakhite ; Hadje Halime Oumar ; Fatimata Diakhite ; Hadje Halime Oumar ; Fatime Issa Ramadan et Djangbei Hassanie Suzanne.
Le mandat accorde à ce Conseil de Transition devait permettre l’organisation des premières élections législatives démocratiques pour la première législature de l’Assemblée Nationale.
Ces premières élections démocratiques se sont tenues en 1997 et seulement trois femmes ont étés retenues : Marie Koumandial Nanalbaye, Eldjiman Abderaman et Dina Mbalingar. Elles étaient toutes de l’opposition.
En 2002, des élections législatives sont organisées. La deuxième législature comprendra dix femmes dont neuf de la majorité MPS et une de l’opposition (PAR),
La deuxième législature prendra fin en 2010 et en 2011 les élections pour la troisième législature sont organisées : il y aura vingt-huit femmes à l’Assemblée Nationale dont vingt-trois de la majorité et cinq des différentes sensibilités politiques de l’opposition.
C’est le plus grand record et cela est dû à un plaidoyer mené par l’organisation des femmes du Mouvement Patriotique du Salut (OF-MPS) pour que les femmes composent avec les hommes sur leurs listes électorales. Force est de reconnaitre que l’évolution des femmes à l’Assemblée Nationale a varié selon le contexte et surtout qu’elle s’est réalisé de manière progressive. Il donc admettre qu’il reste beaucoup à faire.
L’augmentation progressive de leur nombre est-elle selon vous le reflet de la volonté du MPS d’instaurer davantage de parité dans ses listes électorales ou, plus profondément, le reflet d’une évolution du rôle des femmes dans la société tchadienne ?
L’importance du rôle des femmes tchadiennes n’est plus à démontrer, mais malheureusement il manque une certaine corde à notre combat ; ce qui explique lenteur dans l’évolution de leurs parcours.
Le MPS accorde de la valeur a ses militantes et s’engage fortement pour leur promotion. Une place a toujours été octroyée à celles-ci dans les structures dirigeantes du parti et dans les postes à responsabilité.
La priorité du MPS n’est pas encore le débat sur la parité ; nous traitons d’importantes questions de société qui doivent au préalable trouver des réponses. Je ne suis pas contre la parité mais je suis contre l’égalité mathématique avec les hommes que les femmes prônent comme mécanisme de revendication.
A l’occasion de la dernière journée internationale de la femme, les Tchadiennes ont revendiqué une réelle parité dans les sphères de l’Etat. Le président de la République avait déjà promis, il y a quelques années, que 30% des postes à responsabilité leur seraient octroyés. Quels sont selon vous les obstacles à surmonter pour parvenir à une telle révolution des mentalités ?
Nous vivons dans un pays de grandes valeurs sociétales ou les diverses pesanteurs socio-culturelles constituent l’un des grands obstacles à la proportion des femmes mais les femmes elles-mêmes ne doivent pas craindre de se comporter différemment pour les surmonter.
Aussi, faut-il se rendre à l’évidence : sans la forte volonté politique du Chef de l’Etat, les femmes du Tchad ne seraient pas arrivées là où elles en sont aujourd’hui.
Les femmes tchadiennes doivent oser la différence et cela doit relever d’une responsabilité collective.
Il est impératif de changer, de transformer les mentalités et de se battre, surtout pour occuper la place qu’il faut.
Nous n’avons pas besoin d’une révolution pour surmonter les obstacles, le monde évolue et les mentalités se transforment, prenant en compte les défis de société surtout dans la mesure ou Ya une bonne volonté politique qui soutient les femmes.
Quel est quel doit être le rôle de l’Assemblée Nationale pour faire évoluer les choses en ce sens ?
L’Assemblée Nationale a une mission qui lui est dévolue par la Constitution ; quant au rôle qu’elle peut jouer, il faut reconnaitre qu’il s’agit d’un cadre idéal pour permettre aux femmes de se rattraper et de développer certaines compétences.
Les femmes ne doivent plus pleurnicher sur leur sort. Nous devons arrêter de nous lamenter et à parvenir à croire en nous-même. Les femmes ont l’Assemblée nationale assument une fonction élective et il est important qu’elles reconnaissent la valeur de celle-ci…
Il suffit qu’elles s’organisent qualitativement et positivement dans l’hémicycle afin de faire avancer les choses.
Les partenaires essentiels que sont les hommes députés pourraient s’approprier les projets des femmes et constituer le premier centre d’écoute de leurs préoccupations.
Entretien avec ACHTA SELGUET, Député, ancienne ministre des affaires sociales, de l’enfant et de la femme
01 Mar 2020“Les populations veulent faire l’expérience des femmes au Parlement”
Vous avez été plusieurs fois ministre et notamment en charge des Affaires sociales, de l’Enfant et de la Femme. L’évolution de la place des femmes a l’Assemblée Nationale correspond elle, selon vous, a celle de la société tchadienne ?
En effet, mon passage au Gouvernement en tant que ministre de la Femme, de l’Enfant et des Affaires Sociales m’a permis de bien cerner ces problématiques dans le monde en général, ainsi au en Afrique et au Tchad en particulier.
J’ai suivi une formation sociale, spécialisée en développement communautaire, et après mes études à Lomé au Togo, j’ai commencé à travailler au sein même du ministère des -Affaires sociales et de la Promotion féminine. J’ai gravi tous les échelons, pour y arriver au poste de chef de département, j’ai été assistée dans mes taches par plusieurs conseillers techniques en matière de développement et de droit de la femme et de l’enfant, ce qui m’a permis d’élargir deux projets de loi ; le premier sur la politique de l’intégration de la femme au développement, qui entend renforcer les stratégies de promotion et de responsabilisation des femmes tchadiennes dans la gestion de affaires publiques et l’autre sur le droit de l’enfant. Mon passage au gouvernement m’a donné des idées claires et nettes sur mes activités ministérielles, parce que dans l’exercice de ces fonctions, j’avais participe à plusieurs conférences des femmes leaders en Afrique et dans le monde, en prélude de la quatrième conférence mondiale sur les femmes, organisée à Beijing en 1995.
Pour assumer notre responsabilité, le ministère, les femmes des associations et les autres femmes responsables, avons conjugue nos efforts au sein d’un comité ad hoc pour faire plaidoyer, ainsi que du lobbying dans les couloirs du parlement provisoire de l’époque, afin de promouvoir l’adoption de deux lois en questions avant de nous rendre à la Conférence.
L’évolution de la place de la femme à l’Assemblée Nationale depuis la première législature jusqu’à la troisième législature dont je fais partie, le combat des femmes au sein de leurs parties respectives pour être retenues comme candidates et figurer en tête de liste n’était pas chose facile, mais avec beaucoup de tact nous y sommes arrivées et c’est un grand pas dans l’histoire du Tchad.
Pouvez nous préciser le rôle du Réseau des Femmes Ministres et Parlementaires du Tchad ?
Le réseau des Femmes Ministres et Parlementaires du Tchad est une section du Réseau des Femmes Ministres et parlementaires Africaines qui est né en aout 1995 au Burkina Faso, a la veille de la Conférence de Beijing. Ce réseau a été créé pour permettre aux femmes africaines ministres et parlementaires de coordonner leurs actions afin d’être en capacité de traiter les problématiques des femmes et des enfants du continent. Les consignes données aux ministres en charge des femmes et aux parlementaires ayant pris part à cette assise, étaient de constituer des réseaux nationaux afin d’inventorier l’ensemble des problèmes relatifs aux femmes et aux enfants dans leurs pays respectifs. Ainsi le REFEMP/T a vu le jour en 1999. Le rôle principal du REFEMP/T est de plaider au plus haut niveau, afin d’amener les décideurs à prendre en compte la dimension femme dans les instances de prise de décision, de faire de suivi des conventions et des lois en faveur des femmes et des enfants, de leur application et de la vulgarisation des instruments internationaux adoptes par le Tchad.
Quelles sont les actions que ce réseau met en œuvre pour contribuer notamment à la réduction de la mortalité maternelle et pour promouvoir la sante de la mère et de l’enfant ?
Le REFEMP/T depuis sa création, a mené des actions positives à l’égard de la femme, des enfants et des personnes en général.
Voici quelques exemples :
Plaidoyer auprès de l’Assemblée Nationale en vue de l’adoption de la loi 06/PR/2002 sur la santé de la reproduction, l’interdiction de la mutilation génitale féminine, la torture et le mariage force ou précoce ;
Plaidoyer auprès de l’Assemblée Nationale pour l’adoption de la loi 19/PR/2007 portant lutte contre le VIH/SIDA/IST et la protection du droit des personnes vivant avec le VIH/SIDA ;
Vulgarisation des lois 06/PR/2002, 19/PR/2017 et surtout la 19/PR/1995 portant l’adoption de la politique nationale de l’intégration de la femme au développement, qui entend renforcer les stratégies de la promotion et la responsabilisation de la femme tchadienne dans la gestion des affaires publiques aussi bien en province qu’au niveau central.
Nous préparons actuellement un plaidoyer en faveur de la consolidation de la sécurité et de la paix, dans le cadre de la Charte africain des droits de l’Homme et des peuples.
De quelle façon les femmes parlementaires, par leur travail à l’Assemblée Nationale et sur le terrain, peuvent-elles contribuer à promouvoir l’égalité entre hommes/femmes ?
La troisième législature compte 28 femmes parlementaires réparties dans 16 régions sur les 23 du pays. Je dirais que chacune d’entre nous travaille sur le terrain selon les besoins exprimés par la population de sa localité. D’après ce que je sais, beaucoup font de l’encadrement a la base : des femmes, des jeunes et des hommes, en général par les causeries débats.
Celles-ci permettent de prodiguer des conseils sur l’organisation locale, la lutte contre l’exode rural des jeunes, l’envoi des filles et leur maintien à l’école, et sur la formation sur les activités génératrices de revenus, en cherchant les financements auprès des partenaires au développement. Leur intervention consiste également à offrir des point d’eau a la population, encourager les jeunes dans leurs activités sportives, projeter des films éducatifs et favoriser les échanges d’expériences avec d’autres pays africains ou encore à fournir une aide matérielle et financière aux villages qui veulent construire des salles de classe.
A l’Assemblée Nationale, lors de l’interpellation des ministres sur certains problèmes de société brulants comme la santé, l’éducation, la cherté de la vie, les femmes parlementaires en charges de ces domaines, soit en leur donnant des conseils pratiques, soit en incitant à accroitre le travail réalisé.
“Les groupes parlementaires constituent la pierre angulaire de l’Assemblée Nationale”
En 2011, dans votre déclaration de constitution du Groupe parlementaire des Démocrates-RNDT- Le réveil, vous vous engagiez à « défendre l’intérêt nationale… et les préoccupations de toute la population tchadienne dans le cadre d’un débat parlementaire pluriel, dans le respect de la diversité… » pouvez-vous développer ?
Nous nous sommes engagés dans notre déclaration constitutive du Groupe des démocrates tchadiens –RNDT- Le réveil, à défendre l’intérêt national et les préoccupations de toute la population tchadienne dans le cadre d’un débat parlementaire pluriel respectant la diversité. Nous avons fait ce choix parce que nous sommes conscients que le Tchad de demain se construira sur le socle des valeurs nationales, a même de rassembler tous les Tchadiens de tous bords. Toutes les autres considérations tirant profit des différences et exploitant les peurs et les incertitudes des corps de la société, sont vaines.
En effet, à quoi cela sert-il s’identifier à une région dans un pays qui en compte plus d’une vingtaine ? à quoi cela sert-il de s’identifier d’abord comme membre d’une ethnie dans un pays qui en compte plus de deux cents ? à quoi cela sert-il de se réfugier dans un repli religieux obligatoirement précaire, alors que ni la bonne croyante ni l’intérêt des populations ne nous recommandent une telle attitude ?
Pour nous, la diversité, ce sont ces régions, ces tribus, ces religions, ces agriculteurs, ces éleveurs, ces sédentaires, ces nomades, ces femmes, cette jeunesse…. Et qui doivent tous être pris en compte dans le débat parlementaire, dans leurs préoccupations les plus fortes, sans que cela ne choque personne. Un tel débat contribue de façon saine à faire tomber les frontières et à élever des valeurs communes, ferment d’un vouloir vivre ensemble, ciment d’une édifice nationale solide.
Comment concevez-vous votre rôle de président de Groupe parlementaire, d’une part vis-à-vis de ses membres et d’autre part, des autres présidents ? quel est le type de responsabilité que vous exercez ?
Nous considérons notre rôle de président d Groupe parlementaire avec gravite et sérieux. C’est une grande responsabilité que celle de coordonner l’activité parlementaire des élus qui ont un mandat national, d’autant qu’ils sont à l’écoute des électeurs de leurs circonscriptions respectives, qui eux n’ont pas toujours une juste vue sur la dimension nationale du mandat de leur élu.
Nous essayons constamment de confronter les expériences des uns et des autres afin d’en tirer le meilleur profit pour l’ensemble du Groupe, afin de mieux faire valoir notre sensibilité politique au sein de l’hémicycle, en contribuant à optimiser le débat parlementaire.
Vis-à-vis des députés membres du Groupe parlementaire, notre rôle est de rendre compte, au Groupe, des débats menés au sein de la conférence des présidents, afin que tous aient le même niveau d’information pour une meilleure participation au débat parlementaire.
Il faut dire néanmoins que notre rôle est simplifié, du fait que nous sommes un Groupe parlementaire apparente. Nos députés qui participent déjà quotidiennement à l’animation de notre formation politique, le Rassemblement National des Démocrates Tchadiens RNDT-le Réveil, sont vite en phase dans l’animation du Groupe parlementaire.
Avec les autres présidents des Groupes parlementaires, nous avons un rapport de bonne collaboration pour un meilleur fonctionnement de l’Assemblée Nationale.
Ensemble nous contribuons parfois à débriefer en amont certains sujets d’intérêt national au bénéfice du bien commun.
Même si, aujourd’hui, le rôle des Groupes parlementaires n’est pas encore des plus importants sur le plan légal ou règlementaire, il n’en demeure pas moins que dans la pratique, ils constituent la pierre angulaire sans laquelle rien de solide ne peut se faire au sein de l’Assemblée Nationale.
















