ANDGIC
Curabitur ultrices commodo magna, ac semper risus molestie vestibulum. Aenean commodo nibh non dui adipiscing rhoncus.
“Il faut du temps pour redonner aux Tchadiens la confiance en leurs élus”
L’un des membres de votre Groupe affirmait récemment que « les efforts de chaque jour accomplis dans le travail parlementaire ne pourraient véritablement et réellement être apprécies que lorsque l’évolution qui s’opère dans la société aura affecté positivement des idées… » pouvez-vous développer ?
Le travail parlementaire s’exerce ici au Tchad dans un contexte particulier et sensible.
Particulier, en ce que le pays vient de sortir d’une longue période caractérisée par les conflits armes qui ont tourné la page de la pratique parlementaire. Et il faut du temps pour redonner aux Tchadiens le sentiment du vouloir vivre collectif et la confiance en leurs élus.
Du fait que les diverses communautés qui coexistent dans ce pays réapprennent à s accepter dans leur spécificité. C’est un effort qu’il faut cultiver tous les jours.
C’est à dire que le poids des pesanteurs socio-politiques influe encore négativement sur la qualité du travail parlementaire, le député est, dans sa circonscription électorale, le principal pourvoyeur des ménages, le distributeur des biens aux indigents et le redresseur de torts.
La société tchadienne évolue tous les jours, eu égard au train de vie de nombre de nos concitoyens et au regard de nombreux textes législatifs que l’Assemblée Nationale vote pour le mieux-être des Tchadiens. Étant considérés comme des civilises, notre mode de vie et de comportement devrait refléter ce nouveau standing.
Malheureusement, notre mentalité demeure, hélas, celle du groupe social de notre appartenance ou les individus s encouragent à défendre et à cultiver des valeurs universellement combattues.
Ce comportement est une entrave majeure a la volonté collective des Tchadiens de bâtir une nouvelle société répondant aux normes démocratiques. C’est un apprentissage fastidieux certes mais qui favorisera l’assise réelle et un bon encrage d’une société tchadienne véritablement démocratique.
Comment concevez-vous votre rôle de président de Groupe parlementaire d’une part vis-à-vis de ses membres et d’autre part des autres présidents ? quel est le type responsabilité que vous exercez ?
Ce rôle est clairement défini par le Règlement intérieur de l’Assemblée Nationale et je ne saurais y ajouter ni retrancher quoi que ça soit.
Vis-à-vis de ses membres, il est en quelque sorte le coordinateur et l’animateur du travail parlementaire au sein du Groupe qu’il préside. Il veille au respect des règles relatives à la participation aux activités, aussi bien en plénière que dans les commissions permanentes ou spécialisées. Il veille également aux bons rapports entre les députés et aux électeurs.
Vis-à-vis des autres présidents, le président de Groupe parlementaire est leur plus proche collaborateur apprécie et discute avec eux de tous les aspects de problèmes parlementaires ou socio politiques du pays qui lui sont soumis.
L’existence de votre Groupe parlementaire est-elle récente ? quel rôle souhaiteriez-vous qu’il joue, à l’avenir, au sein de l’Assemblée ?
L’existence du Groupe parlementaire URD n’est pas récente : déjà sous la première législature de 1997 à 2002, l’URD avait eu 29 députés pour former un Groupe parlementaire. C’est à dire qu’il n’est pas nouveau sur la scène politique tchadienne et c’est aussi pour la seconde fois en trois législatures que cette formation politique dispose, au niveau de l’Assemblée Nationale, d’un Groupe parlementaire. C’est à dire qu’il n’est pas nouveau sur la scène politique tchadienne et c’est aussi pour la seconde fois en trois législatures que cette formation politique dispose, au niveau de l’Assemblée Nationale, d’un Groupe parlementaire.
Notre souhait est que ce Groupe s’implique davantage dans le travail parlementaire pour y puiser des expériences profitables au pays afin d’assoir une pratique parlementaire attrayante.
“Le Président d’un Groupe Parlementaire doit être ouvert”
En 2011, dans votre déclaration de constitution du Groupe parlementaire RDP, vous exprimer le fait que les Tchadiens voulaient « une Assemblée Nationale responsable, bien animée par le débat politique et qui promeut la démocratie, la liberté d’expression et la culture de la tolérance ». Pouvez-vous développer ?
L’Assemblée Nationale est une institution de l’Etat. Elle a pour rôle de légiférer et de contrôler l’action gouvernementale. Elle constitue le deuxième pouvoir. Si elle n’est pas responsable, elle faillira à sa mission. D ou le souhait d’une Assemblée Nationale responsable.
Les débats à l’Assemblée Nationale sont très importants et la grande portée politique. Ils méritent d’être menés sérieusement et donc plusieurs sensibilités qui se manifestent par des projets de société différents. Donc la démocratie devrait y être fait.
La liberté d’expression est l’un des moteurs de la démocratie ; sans elle, on ne peut parler de démocratie ; le groupe exprime la volonté de voir la liberté d’expression avoir cours à l’Assemblée Nationale, afin d’éviter de retomber dans la dictature.
S’agissant de la culture de la tolérance, nous voulions faire allusion aux conséquences des débats contradictoires : si à la suite des débats contradictoires, les députés se tiennent rancœur, notre Assemblée ne grandira pas. Il faut donc éviter les polémiques inutiles.
Comment concevez-vous votre rôle de président de Groupe parlementaire, d’une part, vis-à-vis de ses membres et d’autres part, des autres présidents ? Quel est le type de responsabilité que vous exercez ?
Le président d’un groupe parlementaire, vis-à-vis de ses membres, est un rassembleur. A ce titre il ouvert et reste à l’écoute de tous. Il oriente les débats en plénières, préside les réunions et donne des consignes de vote a ses membres, selon l’importance ou l’enjeu politique des projets de loi et des sujets en examen à l’Assemblée Nationale. Il est charge de l’encadrement et de suivi de ses membres.
Avec les autres présidents, celui du groupe RDP n’a que des relations de collaboration. Ils se concertent chaque fois qu’il y’a un problème commun pour arrêter une position commune.
Quant au type de responsabilité exercée, le président du groupe RDP a une responsabilité partagée. Elle est basée sur la concertation permanente avec les membres. Les décisions sont prises à l’unanimité ; cependant le président est garant de la rigueur.
Quel rôle souhaiteriez-vous que votre Groupe parlementaire joue, à l’avenir, au sein de l’Assemblée.
Le groupe RDP a participé à trois législatures. Il en est à sa deuxième constitution de groupe. Il n’a pas de rôle spécifique à jouer. Ses membres participent normalement comme tous les autres députés aux travaux de l’Assemblée Nationale, au travers des commissions ad hoc. Le Groupe, en suivant la ligne de conduite de son parti, soutient le groupe majoritaire qui est le MPS.
Entretien avec SALEH KEBZABO, Président du Groupe Parlementaire UNDR à l’Assemblée Nationale Du Tchad
01 Mar 2020“L’existence de plusieurs sensibilités politiques à l’Assemblée Nationale est un impératif !”
Pouvez-vous nous présenter le Groupe parlementaire UNDR ?
Cree le 12 avril 1992, Union Nationale pour le Développement et le Renouveau UNDR est le premier parti de l’opposition tchadienne depuis les premières élections législatures de 2011. Parti aux ambitions bien affiches, l’UNDR, outre les législatives, a participé à toutes les élections présidentielles, sauf celle de 2011.
C’est répondre à ces ambitions que l’UNDR poursuit son implantation, qu’elle compte achever cette année, sur l’ensemble du territoire national. Ce faisant, notre parti confirme sa participation, vaille que vaille, aux prochaines élections législatives de 2015 et à la présidentielle de 2016.
L’existence de votre Groupe date donc de la première législature. Quel rôle souhaiteriez-vous qu’il joue, à l’avenir, au sein de l’Assemblée ?
Depuis la première législature, l’UNDR a eu un Groupe parlementaire en son nom, sauf à la seconde ou le mixage de députés l’a amené à s’ouvrir en concédant une autre appellation. En 1997, l’UNDR comptait un Groupe exclusif de 15 députés et 8 apparentes. C’est à dire que notre expérience en la matière est assez ancienne. Celle-ci permet à l’UNDR de jouer pleinement son rôle, aussi bien lors des séances plénières qu’à la conférence des présidents.
C’est cette expérience dont nous souhaitons faire profiter l’Assemblée Nationale est un impératif et qu’il faut en tenir compte, dans la gestion quotidienne de l’institution.
Les camarades de notre Groupe assument certes des responsabilités au sein du bureau et des commissions- d’ailleurs en nombre qui se réduit chaque- mais ils n’exercent pas dans toute leur plénitude. Ici, se pose la question d’une certaine incompréhension dans les attributions des responsabilités. Il s’agit pour nous de nominer des députes compétents et disponibles pour remplir la mission en toute responsabilité.
Comment pourrait-on, selon vous, renforcer la mission des Groupes parlementaires au sein de l’Assemblée Nationale ?
La gestion au quotidien de l’Assemblée Nationale pose problème parfois, tout comme la gestion des séances publiques. C’est ici que la mission des groupes parlementaires devrait se décliner, en amont et en aval, de façon à minimiser certaines situations de tension. Il ne faut donc pas confiner la Conférence des présidents a sa seule mission de préparation des calendriers mais, l’élargir à la gestion de certaines situations qui apparaissent et qui pourraient être génératrice de crise.
Cette ouverture serait de nature à détendre l’ambition au sein de l’institution et dans l’hémicycle pour amener les députés à prendre des initiatives, notamment en matière de proposition de lois. Nous y arriverons bien, je l’espère, d’ici à la fin de la législature.
Pour conclure, je pense que notre jeune démocratie a besoin d’une Assemblée Nationale forte, plurielle et dynamique, pour jouer pleinement son rôle.
“Ensemble, nous prenons les décisions que nous considérons comme bonnes pour tous”
Votre groupe politique à l’Assemblée Nationale compte 118 députés, soit une large majorité. La MPS est également le parti du président de la République, Idriss Deby Itno, qui l’a fondé. Cette ‘’famille’’, unie par des valeurs et des objectifs communs, compte-t-elle néanmoins des sensibilités politiques différente ?
Le Groupe parlementaire ‘’ Mouvement Patriotique du Salut’’ GPMPS occupe 119 sièges. Les autres sensibilisations au sein de la majorité sont le Rassemblement National pour la Démocratie et le Progrès’’ Viva RNDP’’, convenu avant les élections législatives et présidentielles de 2011.
Après la mise en place de l’Assemblée Nationale, sont venus se joindre à notre groupe les Républicains sous la direction de mon collègue Nobo N’Djibo, sans oublier PDSA du Président Malloum Yoboide.
Comment concevez-vous votre rôle du Président du Groupe Parlementaire, d’une part vis-à-vis de ses membres et d’autre part, des autres présidents ? Quel est le type de responsabilité que vous exercez ?
En tant que président du Groupe MPS vis-à-vis de mes collègues du Groupe, je coordonne leurs activités, je les réunis pour les questions concernant le programme du président fondateur, que tous les députés ont adopté lors des élections législatives et autour duquel les 119 députés ont été élus.
Nos relations avec les autres Groupes sont cordiales et nous débattons des sujets qui nous préoccupent d’égal à égal. Ensemble nous prenons des décisions que nous considérons comme bonnes pour nous tous.
Il n’empêche que chaque Groupe a ses objectifs. Bien que leader, nous respectons tous les Groupes représentés à l’Assemblée Nationale. Nous travaillons en harmonie même si nos programmes divergent.
Vous êtes l’un des doyens de cette législature avec la richesse de votre expérience, pouvez nous faire part de votre expérience, pouvez-vous nous faire part de votre analyse sur le rôle qu’ont joué, pendant ces deux dernières décennies, les députés du MPS pour contribuer à renforcer la démocratie ?
Je remercie le bon Dieu de m’avoir donné cette chance d’être aujourd’hui le doyen de notre institution. En effet, je suis à ce jour le député le plus âgé et parmi d’autres collègues qui ont exercé trois mandats sans interruption durant trois législatures successives. En termes de durée l’heure où je réponds à vos questions, j’en suis à ma dix-septième année de parlementaire. Au cours de ces dix-sept ans, j’ai beaucoup appris et je m’en réjouis.
La conférence nationale souveraine qui s’est tenue à N’Djamena du 15 janvier au 7 avril 1993 a réuni tous les Tchadiens, venant de toutes les régions du pays, les institutions, les corps constitués, toute la société civile, les diplomates, les militaires, les fonctionnaires, la diaspora, les religieux…etc cette conférence nationale a mis en place un gouvernement de transition et un Conseil supérieur de transition faisant office d’Assemblée Nationale, tous deux charges d’exécuter un cahier de charges.
Ces deux institutions, en parfaite collaboration, ont mis en œuvre le cahier des charges, qui a abouti faisant office d’Assemblée Nationale, tous deux charges d’exécuter un cahier des charges.
Entretien avec ADOUM GUEMESSOU, Directeur de cabinet du président de l’Assemblée Nationale
01 Mar 2020“Vous êtes soumis à toutes les pression”
Vous avez exercé de hautes fonctions d’Etat et aujourd’hui vous êtes directeur de cabinet du président de l‘Assemblée Nationale. Pouvez-vous revenir sur votre parcours ?
Effectivement, j’ai été nommé directeur de cabinet du président de l’Assemblée Nationale en aout 2011, deux mois exactement après l’installation officielle de la troisième législature, le 20 juin 2011, deux mois exactement après l’installation officielle de la troisième législature, le 20 juin 2011. Titulaire d’un diplôme supérieur de journalisme, option télévision, délivré par l’Ecole supérieur des sciences et techniques de l’information et de la Communication au Cameroun, j’ai débuté ma carrière en qualité de reporter à la télé Tchad en 1989. J’ai été successivement secrétaire de rédaction, rédacteur en chef et chef d’édition a la télé Tchad de 1990 à 2000.
Parallèlement a mes fonctions officielles, j’exerçais en qualité de correspondant au Tchad de l’Agence Reuters, en tant que correspondant de Reporters sans frontières France, et enseignant vacataire au Département des sciences et techniques de l’information et de la communication ‘’DSTIC’’. En 200, je change de statut en devenant enseignant permanent au DSTIC ou j’enseigne l’information audiovisuelle ‘’télévision’’. J’ai occupé plusieurs hautes fonctions : plusieurs fois ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Formation professionnelle, secrétaire général du haut conseil de la communication ; enfin, conseiller politique du président de l’Assemblée Nationale.
J’ai également occupe plusieurs fonctions politiques au sein du parti au pouvoir, le Mouvement Patriotique du Salut : trésorier général adjoint, secrétaire national adjoint charge de la communication, porte-parole du parti ; secrétaire national adjoint charge de la formation et de l’emploi ;
J’ai été décoré deux fois par son Excellence, Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat : chevalier puis officier de l’Ordre national du Tchad.
Quelles sont selon vous les qualités requises pour exercer votre mission actuelle ?
Il est vrai, à la fonction de directeur de cabinet d’une haute personnalité est particulièrement difficile à assumer dans la mesure où vous êtes soumis à toutes les pressions. Pour faire face à celles-ci, le directeur de cabinet doit être un haut cadre expérimente, calme, travailleur et disponible à tout moment. Il doit être un homme de conviction, courtois maitrisant le fonctionnement de l’institution et ayant une bonne connaissance des grands dossiers de l’Etat.
Comment se déroule l’une de vos journées type ?
La journée d’un directeur de cabinet est particulièrement chargée. Il doit veiller à l’agenda du président de l’Assemblée Nationale mais également être en mesure de faire face à des multiples improvisations et interventions.
En somme, le directeur de cabinet joue le rôle d’intermédiaire entre le président de l’Assemblée Nationale et les députés et tous les services compétents de l’institution et les services extérieurs.
En contact avec tous les députés, vous êtes garant du bon fonctionnement de l’Assemblée Nationale. Quelles sont les difficultés auxquelles vous êtes plus fréquemment confronte ?
Pour le bon fonctionnement de l’Assemblée Nationale, le directeur de cabinet doit être à l’écoute permanente des députés. Il doit organiser des échanges fructueux avec les élus du peuple. Les difficultés auxquelles se trouvent le plus souvent confronte sont dues au fait que les députés veulent avoir une réponse a leurs sollicitations très rapidement. Ils n’attendent pas que les dossiers les concernant puissent suivre le circuit administratif normal.
Quels sont les changements induits par l’installation de l’Assemblée Nationale dans son nouveau siège permanent sont la modernisation et le développement de ses différents services techniques, notamment le vote électronique.
Les changements induits par l’installation de l’Assemblée Nationale dans son nouveau siège permanant sont la modernisation et le développement de ses différents services technique notamment le vote électronique.
Entretien avec AHMAT ANNADIF KHATIR, Député, quatrième vice-président de l’Assemblée Nationale du Tchad
01 Mar 2020“Je me suis fixe un objectif : ne pas décevoir mes électeurs…″
Vous avez été élu le 27 Novembre 2012, quatrième vice-président de l’Assemblée Nationale. Comment analyser vous la portée des responsabilités qui vous ont étés ainsi confiées ?
Tout d’abord, je voudrais préciser que dès mon élection à l’Assemblée Nationale en 2011 comme député de la circonscription de Biltine dans le Wadi Fira, j’ai été designer président de la Commission politique générales, institutions, Lois, Affaires administratives et judiciaires.
A la faveur du renouvellement du Bureau de l’Assemblée Nationale, j’ai été élu le 27 novembre 2012, quatrième vice-président et président du Comite Evacuation sanitaire.
A ce niveau, je mesure l’immensité des espoirs et des attentes, tous légitimes, de mes électeurs qui m’observent. Des lors, fort de ma position de garant et de représentant du peuple, je me suis fixer un objectif, celui de ne pas les décevoir dans les limites de mes prérogatives.
En tant que membre du Bureau de l’Assemblée Nationale, quelles sont vos activités et prérogatives ?
En tant que membre du Bureau de l’Assemblée Nationale et de la Conférence des présidents, je prends part a toutes les décisions qui organisent, dirigent et orientent le fonctionnement de l’institution.
Je m’implique de toutes mes forces afin de jouer mon rôle de législateur et de contrôleur de l’action gouvernementale, aussi bien au sein de l’hémicycle qu’ailleurs.
Quel a été et quel pourrait être, à l’avenir, le rôle de l’Assemblée Nationale dans la progression de la démocratie au Tchad ?
L’Assemblée Nationale joue un rôle capital dans la construction et la consolidation de la démocratie, à travers ses démarches auprès des autres pouvoirs et ses débats libres et publics.
Un dernier mot
L’Assemblée Nationale est une grande école ; on y apprend beaucoup.
Entretien avec MAMADOU KOURTOU, deuxième vice-président de l’Assemblée Nationale du Tchad
01 Mar 2020“Notre mandat est place sous le signe de la renaissance”
Vous avez été réélu le 27 novembre 2012 second vice-président de l’Assemblée Nationale. Comment analyser vous l’évolution de ce mandat depuis qu’il vous a été confié ?
Il y’a lieu de rappeler que la troisième législature actuelle dont je suis le deuxième vice-président a été installé en juin 2011. Des changements ont étés opérés au sein du bureau en novembre 2012 en respect du Règlement intérieur de l’Assemblée Nationale en son article 9.
Lors du renouvellement du Bureau, les députés m’ont renouvelle leur confiance en me reconduisant au poste de deuxième vice-président.
L’analyse que je peux faire, c’est que le mandat qui nous a été confié est place sous le sigle de la renaissance, conformément a la politique des plus hautes autorités. Cette renaissance intervient au moment où le citoyen devient de plus en plus exigeant : en effet, ses attentes sont très nombreuses. Depuis notre installation, certes, des efforts ont étés réalisés dans ce sens, mais beaucoup reste à faire. Ainsi, nous continuerons toujours à nous battre pour répondre à leurs demandes.
En tant que membre du Bureau de l’Assemblée nationale, quelles sont vos activités et responsabilités ?
Les activités et responsabilités que nous sommes appelés à exercer sont consignes dans le Règlement intérieur de l’Assemblée Nationale en son article 20. Mais en tant que deuxième vice-président, mon pouvoir ne peut provenir que du titulaire qui détient le plein pouvoir et peut me le déléguer en vertu de l’alinéa 11 du même article.
Quel a été et quel pourrait être, à l’avenir, le rôle de l’Assemblée Nationale dans la progression de la démocratie au Tchad ?
Le rôle classique de l’Assemblée Nationale est de voter les lois, contrôler l’action gouvernementale et sensibiliser le citoyen dans l’intérêt public. A mon avis, le rôle avenir de l’Assemblée Nationale est des plus contraignants : il doit s’arrimer à l’évolution des nouvelles technologies et aux orientations mondiales de développement.
Cette institution doit cesser d’être un espace où l’on prononce de beaux discours, pour devenir un lieu d’incitation à la prise de conscience nationale, à la citoyenneté, au développement. Il faut un parlement auquel le peuple, en lui confiant son mandat, accorde toute la confiance nécessaire.
Un dernier mot
A toute la population tchadienne, je me demande d’avoir confiance en sa représentation nationale ; aux élus du peuple, je lui demande d’orienter leurs actions autour de trois axes : l’engagement, la réalisation, et l’évaluation. C’est alors que nous pourrons contribuer à l’encrage de la démocratie dans notre pays.


