Entretien avec MAMADOU KOURTOU, deuxième vice-président de l’Assemblée Nationale du Tchad

01 Mar 2020

“Notre mandat est place sous le signe de la renaissance”

Vous avez été réélu le 27 novembre 2012 second vice-président de l’Assemblée Nationale. Comment analyser vous l’évolution de ce mandat depuis qu’il vous a été confié ?

Il y’a lieu de rappeler que la troisième législature actuelle dont je suis le deuxième vice-président a été installé en juin 2011. Des changements ont étés opérés au sein du bureau en novembre 2012 en respect du Règlement intérieur de l’Assemblée Nationale en son article 9.

Lors du renouvellement du Bureau, les députés m’ont renouvelle leur confiance en me reconduisant au poste de deuxième vice-président.

L’analyse que je peux faire, c’est que le mandat qui nous a été confié est place sous le sigle de la renaissance, conformément a la politique des plus hautes autorités. Cette renaissance intervient au moment où le citoyen devient de plus en plus exigeant : en effet, ses attentes sont très nombreuses. Depuis notre installation, certes, des efforts ont étés réalisés dans ce sens, mais beaucoup reste à faire. Ainsi, nous continuerons toujours à nous battre pour répondre à leurs demandes.

En tant que membre du Bureau de l’Assemblée nationale, quelles sont vos activités et responsabilités ?

Les activités et responsabilités que nous sommes appelés à exercer sont consignes dans le Règlement intérieur de l’Assemblée Nationale en son article 20. Mais en tant que deuxième vice-président, mon pouvoir ne peut provenir que du titulaire qui détient le plein pouvoir et peut me le déléguer en vertu de l’alinéa 11 du même article.

Quel a été et quel pourrait être, à l’avenir, le rôle de l’Assemblée Nationale dans la progression de la démocratie au Tchad ?

Le rôle classique de l’Assemblée Nationale est de voter les lois, contrôler l’action gouvernementale et sensibiliser le citoyen dans l’intérêt public. A mon avis, le rôle avenir de l’Assemblée Nationale est des plus contraignants : il doit s’arrimer à l’évolution des nouvelles technologies et aux orientations mondiales de développement.

Cette institution doit cesser d’être un espace où l’on prononce de beaux discours, pour devenir un lieu d’incitation à la prise de conscience nationale, à la citoyenneté, au développement. Il faut un parlement auquel le peuple, en lui confiant son mandat, accorde toute la confiance nécessaire.

Un dernier mot

A toute la population tchadienne, je me demande d’avoir confiance en sa représentation nationale ; aux élus du peuple, je lui demande d’orienter leurs actions autour de trois axes : l’engagement, la réalisation, et l’évaluation. C’est alors que nous pourrons contribuer à l’encrage de la démocratie dans notre pays.

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