Entretien avec SALEH KEBZABO, Président du Groupe Parlementaire UNDR à l’Assemblée Nationale Du Tchad

01 Mar 2020

“L’existence de plusieurs sensibilités politiques à l’Assemblée Nationale est un impératif !”

Pouvez-vous nous présenter le Groupe parlementaire UNDR ?

Cree le 12 avril 1992, Union Nationale pour le Développement et le Renouveau UNDR est le premier parti de l’opposition tchadienne depuis les premières élections législatures de 2011. Parti aux ambitions bien affiches, l’UNDR, outre les législatives, a participé à toutes les élections présidentielles, sauf celle de 2011.

C’est répondre à ces ambitions que l’UNDR poursuit son implantation, qu’elle compte achever cette année, sur l’ensemble du territoire national. Ce faisant, notre parti confirme sa participation, vaille que vaille, aux prochaines élections législatives de 2015 et à la présidentielle de 2016.

L’existence de votre Groupe date donc de la première législature. Quel rôle souhaiteriez-vous qu’il joue, à l’avenir, au sein de l’Assemblée ?

Depuis la première législature, l’UNDR a eu un Groupe parlementaire en son nom, sauf à la seconde ou le mixage de députés l’a amené à s’ouvrir en concédant une autre appellation. En 1997, l’UNDR comptait un Groupe exclusif de 15 députés et 8 apparentes. C’est à dire que notre expérience en la matière est assez ancienne. Celle-ci permet à l’UNDR de jouer pleinement son rôle, aussi bien lors des séances plénières qu’à la conférence des présidents.

C’est cette expérience dont nous souhaitons faire profiter l’Assemblée Nationale est un impératif et qu’il faut en tenir compte, dans la gestion quotidienne de l’institution.

Les camarades de notre Groupe assument certes des responsabilités au sein du bureau et des commissions- d’ailleurs en nombre qui se réduit chaque- mais ils n’exercent pas dans toute leur plénitude. Ici, se pose la question d’une certaine incompréhension dans les attributions des responsabilités. Il s’agit pour nous de nominer des députes compétents et disponibles pour remplir la mission en toute responsabilité.

Comment pourrait-on, selon vous, renforcer la mission des Groupes parlementaires au sein de l’Assemblée Nationale ?

La gestion au quotidien de l’Assemblée Nationale pose problème parfois, tout comme la gestion des séances publiques. C’est ici que la mission des groupes parlementaires devrait se décliner, en amont et en aval, de façon à minimiser certaines situations de tension. Il ne faut donc pas confiner la Conférence des présidents a sa seule mission de préparation des calendriers mais, l’élargir à la gestion de certaines situations qui apparaissent et qui pourraient être génératrice de crise.

Cette ouverture serait de nature à détendre l’ambition au sein de l’institution et dans l’hémicycle pour amener les députés à prendre des initiatives, notamment en matière de proposition de lois. Nous y arriverons bien, je l’espère, d’ici à la fin de la législature.

Pour conclure, je pense que notre jeune démocratie a besoin d’une Assemblée Nationale forte, plurielle et dynamique, pour jouer pleinement son rôle.

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