ANDGIC
Curabitur ultrices commodo magna, ac semper risus molestie vestibulum. Aenean commodo nibh non dui adipiscing rhoncus.
Le Président de l’Assemblée Nationale centrafricaine, porteur d’un message de son Président le professeur Faustin Archange Touadera pour son homologue le Maréchal du Tchad, Son Excellence Idriss Deby Itno, est arrivé ce samedi 23 janvier à N’Djamena.
L’Honorable Laurent Ngon Baba a été accueilli à l’aéroport international Hassan Djamous par le Président de l’Assemblée Nationale Dr Haroun Kabadi. Dans le salon d’honneur, les deux présidents ont abordé plusieurs sujets entre autres le renforcement des relations entre le deux pays, notamment les relations parlementaires.
Était présent à l’aéroport le chargé d’affaires de l’ambassade de la république centrafricaine au Tchad, et quelques proches collaborateurs du président de l’Assemblée Nationale.
Ali Arabi
Le Président de l’Assemblée Nationale, Dr Haroun Kabadi a mis sur pied le 04 janvier dernier, un nouveau bureau du Comité de veille contre le coronavirus (Covid 19) au sein de cette institution. Le Comité est à pied d’œuvre pour éviter la propagation de cette pandémie.
C’est pour veiller au respect strict des mesures barrières édictées par le gouvernement afin d’éviter la propagation de la Covid 19 au sein de l’Assemblée Nationale que ce nouveau bureau a été mis en place. Le Comité aura aussi pour mission de renforcer la sensibilisation tout en définissant de nouvelles stratégies pour lutter efficacement contre cette pandémie.
Depuis son institution, l’équipe conduite par le Député Rakhis Ahmat Saleh, 6ème vice-président de l’Assemblée Nationale, s’active pour barrer la route à cette pandémie. Pour Ali Assileck, chef de service santé de l’Assemblée Nationale et membre de ce Comité, beaucoup de meures ont été prises. Pour ce faire, les gels hydro-alcooliques sont mis dans tous les bureaux et les kits de lavage de main sont placés dans tous les coins. La nouveauté est aussi le prélèvement de la température à l’entrée de l’Assemblée Nationale.
La nouvelle équipe composée de 10 membres est venue remplacer l’ancien Comité qui a été mis sur pied au début de la pandémie et compte beaucoup de technicien de santé. Elle travaille en étroite collaboration avec le ministère de la santé publique et aide l’institution à asseoir les mesures barrières pour éviter les contaminations. Pour faire face à cette maladie, Ali Assileck appelle à un changement de comportement et au respect des mesures barrières qui, pour lui, permettront non seulement d’éviter la covid 19, mais d’autres pathologies de santé publique comme l’hépatite B et la typhoïde.
Baye Ngardiguina


La commission spéciale chargée de la révision du règlement intérieur de l’Assemblée Nationale procède ce vendredi 15 décembre 2021 au palais de la Démocratie à une deuxième relecture de ce texte. C’est le président de ladite commission le Député Mahamat Kana Bady qui a dirigé les travaux.
Après une dizaine de jours des travaux, la commission spéciale chargée de la révision du règlement intérieur de l’Assemblée Nationale travaille d’arrache-pied pour finaliser son travail dans le délai. Pour le président de la commission, Mahamat Kana Bady, « Les travaux avancent à un bon rythme. Nous avons pratiquement fait une première lecture du règlement intérieur, nous sommes actuellement en train de regarder tous ce que nous avons apporté comme éléments de modification ». Le président de poursuivre que « cette relecture nous permet donc de concorder nos points de vue sur les modifications que nous allons faire ».
Passée cette phase de la relecture, la commission demandera des amendements et observations auprès des structures comme le Bureau de l’Assemblée Nationale et les Groupes parlementaires pour qu’ils puissent donner leur avis sur la première mouture, a indiqué le président. Après cette étape, certaines observations ou amendements seront intégrés dans le règlement avant d’arriver à l’étape finale qui est celle de l’écriture du rapport de la commission.
Mahamat Kana Bady, président de la commission spéciale chargée de la révision du règlement intérieur de l’Assemblée Nationale espère qu’à l’issue de ces travaux, il sortira un rapport bien conçu et qui sera déposé dans le délai. Pour lui, ce travail est très important pour la législature qui siège actuellement tout comme pour la législature prochaine, car le rapport entre l’Assemblée Nationale et les Grandes Institutions de la République pourront être dictés et orientés par ce nouveau règlement intérieur.
Baye Ngardiguina
La commission spéciale chargée de la révision du règlement intérieur de l’Assemblée Nationale a procédé ce lundi 11 janvier 2021 dans la salle de banquet du palais de la Démocratie à la relecture dudit règlement. La plénière a été dirigé par le Président de la Commission Mahamat Kana Bady.
Commencé le 28 décembre 2020 avec la création d’une commission spéciale, le processus de la révision du règlement intérieur de l’Assemblée Nationale fait son bonhomme de chemin. Après l’installation de la commission par le Président de l’Assemblée Nationale, Dr Haroun Kabadi le 04 janvier dernier, ladite commission a adopté son plan de travail et s’est mise aussitôt au travail.
Pour le président de la commission Mahamat Kana Bady, après une semaine de travail, la commission est en train de relire entièrement le règlement intérieur de l’Assemblée Nationale, l’adapter aux réalités du moment autrement dit, à la nouvelle constitution. La commission cherchera à déterminer ce qui appartient spécifiquement à l’Assemblée Nationale et au Senat par rapport au bicamérisme institué par la loi fondamentale.
Après cette phase de modification de quelques articles du règlement intérieur, la commission passera à l’examen du rapport, sa mise en forme avant son adoption en plénière. La commission spéciale chargée de la révision du règlement intérieur dispose de 21 jours pour transmettre son rapport au Président de l’Assemblée Nationale.
Baye Ngardiguina

Le Président de l’Assemblée Nationale, Dr Haroun Kabadi a clôturé ce jeudi 31 décembre 2020 au palais de la Démocratie, la deuxième session ordinaire de l’année. La cérémonie de clôture s’est déroulée en présence du Ministre d’Etat, ministre Secrétaire Général de la Présidence, représentant le Maréchal du Tchad, Idriss Deby Itno, de la ministre Secrétaire Générale du Gouvernement, chargée des Relations avec l’Assemblée Nationale et de la Promotion du Bilinguisme dans l’Administration et des autres invités.
Deux temps forts ont marqué cette cérémonie de clôture de la deuxième session ordinaire 2020. Il s’agit entre autres de l’exécution de l’hymne national par la fanfare et le discours de clôture du Président de l’Assemblée Nationale, Dr Haroun Kabadi. Dans son allocution pour la circonstance, Dr Haroun Kabadi a rappelé le contexte difficile imposé par la pandémie de la COVID 19 qui, a contraint l’Assemblée Nationale à mettre en place un format extrêmement réduit lors de ses séances plénières.
Le Président de l’Assemblée Nationale a saisi l’occasion pour faire le tour d’horizon des événements qui ont marqué tant négativement que positivement le Tchad au cours de l’année 2020. Il a mis un accent particulier sur la riposte foudroyante de l’Armée Nationale Tchadienne conduit par le Chef de l’Etat, Idriss Deby Itno contre les éléments de la secte de Boko Haram ainsi que son élévation à la dignité de Maréchal du Tchad, le 11 août dernier. L’organisation du 2ème forum national inclusif avec ses 28 résolutions qui a conduit à la révision de la constitution de la 4ème République n’ont pas été occultées par le Président de l’Assemblée Nationale.
Le bilan de la deuxième session ordinaire qui s’achève a occupé une large place dans l’allocution du Président de l’Assemblée Nationale, Dr Haroun Kabadi. Pour lui, 13 projets de loi visant le renforcement de notre gouvernance politique, économique et financière ont été examinés et adoptés, sans oublié la loi de finances 2021, objet principal de cette 2ème session ordinaire 2020. À cette liste, il faut ajouter 3 résolutions et l’interpellation tous les dix jours du ministre de la Santé Publique et de la Solidarité Nationale et les autres ministres pour faire une évaluation de l’évolution de la pandémie et de ses conséquences économiques, sociales et financières dans notre pays.
Au plan interne, le Président de l’Assemblée Nationale s’est féliciter de la mise en place de la Caisse autonome de retraite des députés, de la mutuelle d’entraide santé de l’Assemblée Nationale ainsi que de la création du comité d’évaluation des politiques publiques, un nouvel organe de contrôle de l’action gouvernementale. Dr Haroun Kabadi a salué également tous les travaux de pavoisement et d’embellissement entrepris au sein de l’Assemblée Nationale et, ceux à venir.
Étant au seuil d’une nouvelle année, le Président de l’Assemblée Nationale, Dr Haroun Kabadi n’a pas dérogé à la règle. Il a adressé ses vœux les meilleurs de paix, de santé et de bonheur au Maréchal du Tchad, Idriss Deby Itno, aux députés, aux ambassadeurs et chefs de missions diplomatiques et consulaires, aux représentants des organisations internationales, régionales et non gouvernementales, au personnel parlementaire et au peuple tchadien.
Baye Ngardiguina
Les députés ont examiné et adopté deux projets de loi ce jeudi 31 Décembre 2020. L’un portant création d’une caisse nationale d’assurance santé (CNAS) et l’autre portant habilitation du gouvernement à légiférer par voie d’ordonnance pour la période allant du 02 au 31 janvier 2021. Les travaux ont été dirigés par le Président de l’Assemblée Nationale, Dr Haroun Kabadi en présence du Ministre Secrétaire Générale du Gouvernement, chargée des Relations avec l’Assemblée Nationale et le Ministre de la Santé Publique et de la Solidarité Nationale.
Le projet de loi portant création d’une Caisse Nationale d’Assurance Santé (CNAS) vise à relever les multiples défis sanitaires qui se posent dans les pays en voie de développement. La création de la CNAS traduit aussi en acte la loi N° 035/PR/2019 instituant la couverture santé universelle au Tchad pour parer à l’inégalité d’accès aux soins, l’une des injustices les plus criardes dans les sociétés dites modernes.
Le deuxième projet de loi portant habilitation intervient à la veille de la vacance parlementaire. Son adoption permettra au gouvernement de prendre des ordonnances pour accomplir ses missions régaliennes et ce, conformément à l’article 142 de la Constitution. Elle lui permettra également d’éviter un vide juridique préjudiciable au bon fonctionnement de l’Etat.
Les élus ont apprécié cette initiative de la création d’une caisse nationale d’assurance santé avant de poser quelques questions de compréhension notamment le régime qui prendra en compte les retraités, le cas des salariés qui cotisent déjà à la CNPS. L’opérationnalité de cette assurance dans les centres de santé, le code de sécurité sociale, le rapport entre les mutuelles et la CNAS, les subventions des hôpitaux provinciaux et la gratuité de soin.
Pour le cas des retraités, le ministre de la Santé Publique et de la Solidarité Nationale a indiqué qu’ils seront pris dans le 1er régime, celui des salariés puisqu’ils ont cotisé en étant en exercice. Les salariés qui cotisent déjà à la CNPS sont astreints de cotiser à la CNAS pour éviter une double cotisation, a signifié le ministre. Les mutuelles existantes signeront une convention avec la CNAS et joueront le rôle d’interface. Cette assurance santé mettra un terme à la gratuité de soin et les fonds y sont alloués seront orientés vers la CNAS. Le ministre rassure les députés qu’il y aura d’autres textes qui viendront compléter cette loi qui n’est qu’un compartiment de ce processus.
La CNAS aura pour mission, l’affiliation des employeurs et l’immatriculation des assurés, le recouvrement des cotisations, le conventionnement et autres. Ses ressources proviennent des cotisations de l’Etat employeur, la cotisation des employeurs et bien d’autres. Pour le projet portant habilitation, il faut souligner que dès la reprise de la session ordinaire de l’Assemblée Nationale, le gouvernement a l’obligation de lui transmettre ces ordonnances pour ratification sous peine de tomber dans la caducité.
Baye Ngardiguina
Le projet de loi de finances portant budget général de l’Etat pour l’exercice 2021 est adopté
30 Déc 2020La représentation nationale a examiné et adopté ce mercredi 30 décembre 2020 au palais de la Démocratie, le projet de loi de Finances portant budget général de l’Etat pour l’exercice 2021. Le rapport a été présenté par la Commission Finances, Budget et Comptabilité Publique. La séance plénière a été présidée par Dr Haroun Kabadi, Président de l’Assemblée Nationale en présence du Ministre des Finances et du Budget, Tahir Hamid Nguilin et d’autres membres du gouvernement.
C’est un rapport succinct et limpide, mais renfermant l’essentiel des informations qui a été présenté par le rapporteur général de la commission, Homi Bagaya Badoue aux honorables députés. Durant plusieurs heures, les députés ont passé au peigne fin ce document qui est soumis à leur appréciation. Dans son mot introductif, le président de la commission finances, budget et comptabilité publique, Adeli Edji Tarsou a souligné que le projet de loi de finances portant budget général de l’Etat pour l’exercice 2021 intervient après la clôture du programme de la Facilité Elargie de Crédit (FEC) 2017/2020 et dans le cadre de l’entame des prochaines discussions avec le FMI pour un nouveau programme 2021/2023 dénommé Facilité Elargie de Financement (FEF). Il appelle par ailleurs ses collègues députés à entériner ce rapport.
Le budget de l’Etat faut-il le souligné est constitué des recettes et des dépenses pour une année, leurs provenances et leurs destinations. Pour ce faire, l’Assemblée Nationale et à travers les députés qui représentent le peuple ont un rôle très important à jouer dans le processus budgétaire. Elle autorise l’exécutif à prélever des impôts et taxes pour financer les programmes économiques et sociaux au profit des populations. Intervenant après la lecture du rapport, le ministre des Finances et du Budget a rappelé le contexte dans lequel ce projet de loi de finances a été élaboré qui, selon lui, est marqué par la pandémie de la COVID-19, de la chute drastique des cours du pétrole et la recrudescence des menaces sécuritaires, notamment celles posées par Boko Haram.
Le ministre des Finances et du Budget a rassuré les députés que le gouvernement fera de son mieux pour honorer ses engagements. Pour lui, plusieurs chantiers ont déjà repris et d’autres suivront ou se feront de manière progressive. L’amélioration du climat d’affaire après la période de la pandémie de COVID-19 est conditionnée par la relance des activités économiques et plusieurs mesures sont prises par le gouvernement dans ce sens. Le ministre a indiqué aussi que l’Etat fait énormément des efforts pour que les arriérés de la pension des retraités ne se cumul pas et c’est le cas pour le moment. Tahir Hamid Nguilin de préciser que tout est presque fait par son département pour basculer du budget moyen au budget programme en 2022 comme prévue.
Le projet de loi de finances 2021 prévoit les recettes à 1 098 208 milliards de FCFA et les dépenses à 1 247 153 milliards de FCFA. Il se dégage un déficit prévisionnel de 148 945 milliards de FCFA qui sera résorbé par l’émission des titres publics, le mécanisme de lissage des prix et de la production pétrolière, la Facilité Elargie de Financement en cours de conclusion avec le FMI et les appuis des autres partenaires au Développement. Le projet de loi de finances 2021 met un accent particulier sur le monde rural, l’emploi des jeunes, des ouvriers agricoles, des femmes, des personnes handicapées, l’accès à l’eau, l’éducation, la santé, l’amélioration du secteur pastoral, les sinistrés des inondations, l’amélioration du climat des affaires et le soutien à l’industrie locale. Il faut noter que les tendances pour l’année 2021 sont favorables pour une relance de l’économie nationale dont la croissance serait soutenue à la fois par le secteur pétrolier à hauteur de 8,1% et hors pétrolier à 4,8%. C’est par 134 voix pour, 0 contre et 10 abstention que ce projet de loi de finances portant budget général de l’Etat pour l’exercice 2021 a été adopté par les élus du peuple.
Baye Ngardiguina
Le projet de loi de finances portant budget général de l’Etat pour l’exercice 2021 est adopté
30 Déc 2020La représentation nationale a examiné et adopté ce mercredi 30 décembre 2020 au palais de la Démocratie, le projet de loi de Finances portant budget général de l’Etat pour l’exercice 2021. Le rapport a été présenté par la Commission Finances, Budget et Comptabilité Publique. La séance plénière a été présidée par Dr Haroun Kabadi, Président de l’Assemblée Nationale en présence du Ministre des Finances et du Budget, Tahir Hamid Nguilin et d’autres membres du gouvernement.
C’est un rapport succinct et limpide, mais renfermant l’essentiel des informations qui a été présenté par le rapporteur général de la commission, Homi Bagaya Badoue aux honorables députés. Durant plusieurs heures, les députés ont passé au peigne fin ce document qui est soumis à leur appréciation. Dans son mot introductif, le président de la commission finances, budget et comptabilité publique, Adeli Edji Tarsou a souligné que le projet de loi de finances portant budget général de l’Etat pour l’exercice 2021 intervient après la clôture du programme de la Facilité Elargie de Crédit (FEC) 2017/2020 et dans le cadre de l’entame des prochaines discussions avec le FMI pour un nouveau programme 2021/2023 dénommé Facilité Elargie de Financement (FEF). Il appelle par ailleurs ses collègues députés à entériner ce rapport.
Le budget de l’Etat faut-il le souligné est constitué des recettes et des dépenses pour une année, leurs provenances et leurs destinations. Pour ce faire, l’Assemblée Nationale et à travers les députés qui représentent le peuple ont un rôle très important à jouer dans le processus budgétaire. Elle autorise l’exécutif à prélever des impôts et taxes pour financer les programmes économiques et sociaux au profit des populations. Intervenant après la lecture du rapport, le ministre des Finances et du Budget a rappelé le contexte dans lequel ce projet de loi de finances a été élaboré qui, selon lui, est marqué par la pandémie de la COVID-19, de la chute drastique des cours du pétrole et la recrudescence des menaces sécuritaires, notamment celles posées par Boko Haram.
Le ministre des Finances et du Budget a rassuré les députés que le gouvernement fera de son mieux pour honorer ses engagements. Pour lui, plusieurs chantiers ont déjà repris et d’autres suivront ou se feront de manière progressive. L’amélioration du climat d’affaire après la période de la pandémie de COVID-19 est conditionnée par la relance des activités économiques et plusieurs mesures sont prises par le gouvernement dans ce sens. Le ministre a indiqué aussi que l’Etat fait énormément des efforts pour que les arriérés de la pension des retraités ne se cumul pas et c’est le cas pour le moment. Tahir Hamid Nguilin de préciser que tout est presque fait par son département pour basculer du budget moyen au budget programme en 2022 comme prévue.
Le projet de loi de finances 2021 prévoit les recettes à 1 098 208 milliards de FCFA et les dépenses à 1 247 153 milliards de FCFA. Il se dégage un déficit prévisionnel de 148 945 milliards de FCFA qui sera résorbé par l’émission des titres publics, le mécanisme de lissage des prix et de la production pétrolière, la Facilité Elargie de Financement en cours de conclusion avec le FMI et les appuis des autres partenaires au Développement. Le projet de loi de finances 2021 met un accent particulier sur le monde rural, l’emploi des jeunes, des ouvriers agricoles, des femmes, des personnes handicapées, l’accès à l’eau, l’éducation, la santé, l’amélioration du secteur pastoral, les sinistrés des inondations, l’amélioration du climat des affaires et le soutien à l’industrie locale. Il faut noter que les tendances pour l’année 2021 sont favorables pour une relance de l’économie nationale dont la croissance serait soutenue à la fois par le secteur pétrolier à hauteur de 8,1% et hors pétrolier à 4,8%. C’est par 134 voix pour, 0 contre et 10 abstention que ce projet de loi de finances portant budget général de l’Etat pour l’exercice 2021 a été adopté par les élus du peuple.
Baye Ngardiguina
Adoption du projet de loi portant restructuration et réforme de la CPA et de l’ENASS par les Députés
30 Déc 2020Les projets de loi portant restructuration de la Centrale Pharmaceutique d’Achat (CPA) et portant réforme de l’Ecole Nationale des Agents Sanitaires et Sociaux (ENASS) ont été examinés et adoptés par 143 voix pour, 0 contre et 0 abstention ce 29 décembre 2020 à l’Hémicycle par les élus du peuple. Dr Haroun Kabadi, Président de l’Assemblée Nationale a dirigé la séance en présence de plusieurs membres du gouvernement.
Pour la centrale pharmaceutique d’achat, l’objectif de ce projet de loi est de l’adapter aux réalités du moment et la rendre plus efficace. Cette réforme vise à élargir le champ d’action de la CPA qui, à part l’importation des équipements médico-techniques, des réactifs et appareils de laboratoires, peut aussi fabriquer localement certains médicaments basiques.
Le second projet portant réforme de l’école nationale des agents sanitaires et sociaux a pour but d’élargir la gamme des formations offertes par l’ENASS et réduire le flot d’agents partant à l’étranger. Il ambitionne aussi d’aligner l’école au système LMD pour relever le niveau de la formation ainsi que d’harmoniser les curricula de l’école nationale et des écoles provinciales.
Les interventions des élus du peuple lors de la discussion générale se sont tournées entre autres autour de la qualité, la quantité, le coût et l’accessibilité des médicaments qui seront produit par la CPA. La lutte contre les faux médicaments et la non-délivrance des autorisations d’ouvertures des cliniques, des laboratoires et des pharmacies ont été également abordées par les élus. Les dispositions pratiques à savoir les ressources matérielles et humaines ainsi que le fonctionnement de la novelle ENASS ont aussi préoccupés les députés. Les élus ont aussi saisi l’occasion pour partager leurs inquiétudes par rapport à la prolifération des écoles de santés privées, la qualité de formation et leurs coûts exorbitants.
Répondant aux préoccupations des élus du peuple, le ministre de la santé publique et de la solidarité nationale, Abdoulaye Sabre Fadoul a indiqué qu’un bon système de santé repose sur trois piliers. Il a cité entre autres les ressources humaines de qualité et en quantité, des médicaments de qualité et une caisse nationale d’assurance santé, et selon lui, son département s’attèle à répondre à ses exigences. Le ministre se dit conscient de la question des faux médicaments et que le gouvernement partira en guerre contre ce phénomène. Pour la question de la fabrication des médicaments par la CPA, le ministre a indiqué que cela ne fera pas du jour au lendemain, mais via des partenariats ou des financements extérieurs.
En ce qui concerne la reforme au sein de l’ENASS, le ministre Abdoulaye Sabre Fadoul a souligné que toutes les dispositions sont prises pour relever ce challenge que le ministère s’est assigné. Parlant de la multiplicité des écoles de santé privées, la qualité de formation et leur coût, le ministre a affirmé qu’une commission mixte a été mise sur pied en ce sens et elle procédera à un contrôle au sein de ces écoles afin de les amenées à s’y conformer au curricula. Les autorisations d’ouverture des cliniques, des laboratoires, des dépôts pharmaceutiques sont suspendues juste le temps de permettre au ministère de voir clair avant de procéder à la délivrance de ces autorisations.
Les députés estiment qu’avec l’adoption de ces textes, le ministère pourra mettre de l’ordre dans ce secteur. Clôturant la discussion générale, le Président de l’Assemblée Nationale, Dr Haroun Kabadi a suggéré la création au sein du ministère de la santé, d’un organe de contrôle et de régulation de notre système de santé. C’est à l’unanimité que la représentation nationale a donné son quitus au gouvernement pour la restructuration de la Centrale Pharmaceutique d’Achat et la réforme de l’Ecole Nationale des Agents Sanitaires et Sociaux.
Baye Ngardiguina
Les Députés ont examiné et adopté ce lundi 28 décembre 2020 au palais de la Démocratie, un projet de résolution portant création d’une commission spéciale chargée de la relecture du règlement intérieur de l’Assemblée Nationale et un projet de loi portant ratification de l’Amendement de Doha apporté au protocole de Kyoto à la convention cadre des Nations Unies sur le Changement climatique. La séance plénière a été présidée par le Président de l’Assemblée Nationale, Dr Haroun Kabadi.
C’est pour prendre en compte les nombreuses innovations apportées par la nouvelle Constitution sur le fonctionnement de l’Assemblée Nationale, notamment la modification des dates et des durées des sessions, la création du Sénat que ce projet de résolution a été initié par les groupes parlementaires GPR, RDP et MPS. Cette commission sera composée de 21 membres et aura pour mission de collecter la documentation nécessaire, de relire intégralement le règlement intérieur et d’auditionner tout député ou fonctionnaire parlementaire qui peut l’éclairer sur certains aspects. Après quelques observations faites par les députés, ils ont décidé à l’unanimité de reconduire l’ancienne équipe qui a travaillé deux fois sur ce règlement intérieur.
Le second projet de loi portant ratification de l’Amendement de Doha apporté au protocole de Kyoto à la convention cadre des Nations Unies sur le Changement climatique permettra aux pays signataires de réduire les émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Cet amendement de Doha vient renforcer les efforts antérieurs à l’année 2020 et vise à maintenir l’augmentation de la température moyenne mondiale en dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels. Dans la discussion générale, les députés se sont interrogés sur la contribution du Tchad lors de ces assisses, ses engagements et la ratification de cet amendement ne constitue-t-elle pas un frein au développement des pays en voie de développement ?
Pour le ministre de l’environnement et de la pêche, la protection de l’environnement est une question de survie et le Tchad subit énormément les conséquences du changement climatique. Donc, il faut mettre sur place des outils nécessaires pour faire face à ce phénomène planétaire et beaucoup de mesures sont prises dans ce sens par notre pays, a ajouté le ministre. Etant fortement impacter par les effets du changement climatique, la ratification de cet amendement permettra au Tchad d’avoir des appuis tant techniques que financiers et de demander aussi réparation, a conclu le ministre.
C’est par 153 voix pour, 0 contre et 0 abstention que les élus du peuple ont adopté ces deux projets.
Baye Ngardiguina


