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La représentation nationale a examiné et adopté ce mercredi 23 décembre 2020 au palais de la Démocratie deux projets de loi portant statut général du personnel du corps des Eaux et Forêt, et Asile en République du Tchad. La séance plénière a été dirigée par le Président de l’Assemblée Nationale Dr Haroun Kabadi, en présence de plusieurs membres du gouvernement.
Le gouvernement a initié deux projets de loi. Le projet de loi portant ratification de l’ordonnance n°006/PR/2020 du 02 septembre 2020, portant statut général du personnel du corps des Eaux et Forêts permettra au ministère en charge de l’environnement et de la pêche d’accomplir sa mission de lutter contre les infractions liées à la dégradation de l’environnement et au braconnage. Le deuxième projet de loi portant Asile en République du Tchad vise à créer un cadre juridique pour les réfugiés et demandeurs d’asile et permettra aussi au gouvernement de respecter ses engagements.
Lors de la discussion générale, les élus du peuple ne sont pas restés indifférents à ces deux projets. Dans un premier temps, ils se sont préoccupés de l’applicabilité de cette loi, de la gestion de ce nouveau corps, du sort des agents forestiers qui exercent actuellement. Les élus ont dénoncé également l’arnaque de la population par certains agents forestiers véreux. D’autres se sont prononcés par rapport au projet de loi portant asile en demandant au gouvernement d’être regardant pour éviter l’infiltration des terroristes pour garantir la sécurité de la population. La prise en charge des réfugiés et demandeurs d’asile, ce que le gouvernement gagnera en adoptant cette loi n’ont pas été occultés par les députés.
Les membres du gouvernement se sont relayés pour défendre ces deux projets de loi. Pour le ministre de l’environnement et de la pêche, le statut général du personnel du corps des eaux et forêts vient combler les lacunes et permettra au gouvernement d’assurer la protection juridique de ce corps. Il a été appuyé dans ses explications par ses collègues de la Fonction publique et celui des Armées. Le ministre de l’Administration du Territoire et des Collectivités Territoriales et celui de la Justice ont de leur côté, défendu le projet de loi portant Asile en République du Tchad. Pour eux, le Tchad accueille un grand nombre des réfugiés et ne dispose pas d’un arsenal juridique pour les protéger. Avec l’adoption de cette loi, le gouvernement protégera mieux les réfugiés et les demandeurs d’asile, ont-ils souligné. En adoptant cette loi, le Tchad honorera ses engagements internationaux et gagnera en visibilité, concluent-ils. Les membres du gouvernement, disent prendre bonne note de toutes les remarques, les propositions faites par les députés et les imperfections relevées seront aussi corrigées.
Le premier projet de loi portant statut général du personnel du corps des Eaux et Forêts faut-il le rappeler est venu combler un vide juridique en matière de statut régissant le corps des eaux et forêts. Le second portant Asile en République du Tchad défini les droits et libertés des refugies et demandeurs d’asile ainsi que leurs obligations. Il établit aussi les garanties juridiques de l’exercice de ces droits et libertés des demandeurs d’asile et leurs obligations. C’est par 154 voix pour, 0 contre et 0 abstention que ces deux projets de loi ont été adoptés par les Députés.
Baye Ngardiguina
Le ministre des Finances et du Budget, Tahir Hamid Nguilin a répondu ce 22 décembre 2020 au Palais de la Démocratie à deux questions orales avec débats. Ces questions étaient relatives à la non application du point d’indice dans le calcul des pensions de retraite et à l’arrêt des travaux des projets de développement financés sur les 5% des revenus pétroliers affectés à la province du Logone Oriental. C’est le 2ème vice-président de l’Assemblée Nationale, Ahmat Annadif Khatir qui a présidé la séance.
Ces deux questions orales ont été adressées respectivement au ministre par les députés Tchari Madi Maïna et Dr Jacques Laouhingamaye. À travers ces interrogations, ils veulent avoir d’amples informations sur le traitement des retraités et du blocage de compte bancaire du comité provisoire de gestion de 5% alloués à la province du Logone Oriental. Le député Tchari Madi Maïna s’est interrogé sur les dispositions à prendre pour une application effective par la Caisse Nationale des Retraités du Tchad (CNRT) du décret 242 fixant le régime de rémunération des retraités ainsi que le paiement des arriérés des pensions aux bénéficiaires.
Quant au député Dr Jacques Laouhingamaye, lui, a axé ses interventions sur la confirmation par le ministre du blocage de compte du comité provisoire de gestion de 5% des revenus pétroliers affectés à la province productrice.
Les auteurs de ces deux questions ont été appuyés par leurs collègues Députés lors de la discussion générale. Les uns ont émis des inquiétudes par rapport aux démarcheurs au niveau de la CNRT qui exigent des pourcentages de la part des retraités avant d’entrée en possession de leur dû, du retard dans le traitement des dossiers des retraités. D’autres se sont interrogés sur le pourcentage alloué aux autres provinces productrices, de la gestion de ces 5%, et plaident pour que l’Inspection Générale d’Etat effectue un contrôle au sein de ces comités.
Répondant aux préoccupations des députés relatives à la question des retraités, le ministre des Finances affirme que cette question préoccupe aussi le gouvernement et interpelle les responsables de la CNRT au respect des textes. Pour lui, l’apurement des arriérés de pension fait partie des priorités du gouvernement inscrit dans le paiement de la dette intérieure et l’Etat a déjà débloqué 5 milliards de FCFA dans ce sens. Comme solution aux maux dont sont confrontés les retraités, le Ministre propose l’informatisation du système et la bancarisation de la pension de tous les retraités. Pour la deuxième question, le ministre justifie le blocage du compte bancaire du comité par le fait que certaines provinces ne bénéficient pas de ce fonds. Le ministère est en train de réviser les textes pour faire le point sur la clé de répartition en vue de faire profiter toutes les provinces productrices. Par contre, les questions urgentes seront résolues dans un bref délai, ajoute-t-il.
Aussi, le ministre a rassuré les députés que son département se penchera sur toutes ces questions pour apporter des réponses adéquates à ces problèmes. Les élus du peuple ont émis les vœux pour que ce blocage soit levé pour permettre aux provinces productrices de bénéficier de ces revenus. Ils proposent également la revalorisation de la pension des retraités, le versement mensuel de la pension et qu’il soit élevé au niveau du salaire minimum interprofessionnel de croissance (smic) pour permettre aux retraités de surmonter les difficultés.
Baye Ngardiguina
Ouvert le 16 décembre dernier, l’atelier sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle a pris fin ce 17 décembre 2020 au palais de la Démocratie. C’est le point focal chargé des formations et des séminaires à l’Assemblée Nationale, Dr Jacques Laouhingamaye qui a clos les travaux.
Durant deux jours, les membres du réseau d’alliance parlementaire pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle et les autres députés se sont familiarisés avec les différentes approches conceptuelles et les stratégies à mettre en place, pour assurer et garantir la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Ils ont aussi débattu sur le processus de mise en place de cette alliance, examiné les textes statutaires du projet et fixé des objectifs à atteindre.
Mettant un terme aux travaux, Dr Jacques Laouhingamaye, point focal chargé des formations et des séminaires s’est réjoui du niveau de débats et trouve pour sa part que les objectifs de cet atelier sont atteints et qu’il s’engagera à transmettre fidèlement les résultats de ces travaux à qui de droit. Il a félicité les experts pour leurs brillantes présentations ainsi que les députés pour leur contribution. Dr Jacques Laouhingamaye appelle les départements ministériels concernés par cette question et les partenaires d’apporter leur contribution à l’installation du réseau et de s’y impliquer pour lutter contre ce fléau.
Le projet de création du réseau d’alliance parlementaire du Tchad pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle faut-il le rappeler, fait suite au forum sous régional des parlementaires d’Afrique centrale tenu à Brazzaville en 2019. C’est lors de ces assisses que les parlementaires ont pris le ferme engagement de mettre en place dans les différents pays de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), des alliances parlementaires pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle.
Baye Ngardiguina
Le Président de l’Assemblée Nationale, Dr Haroun Kabadi a reçu en audience ce 17 décembre 2020 au palais de la Démocratie, madame Violette Kokyomya, Coordinatrice Résidente des Nations Unies au Tchad. La diplomate onusienne était accompagnée du Représentant du bureau de Haut-commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés au Tchad.
Les deux Représentants onusiens sont venus présenter l’ensemble des activités du système des Nations Unies au Tchad. Ils ont aussi profité de ce passage pour discuter, sur comment renforcer les relations entre l’Assemblée Nationale et le système des Nations Unies. « Nous nous sommes accordés sur le cahier de charge du travail du systèmes des Nations Unies dans les différents domaines au Tchad », a confié Violette Kokyomya à sa sortie de l’audience.
Le Représentant du bureau de Haut-commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés au Tchad, Papa Kysma Sylla a laissé entendre qu’ils ont eu à échanger et à expliquer les tenants et aboutissants des principes et lois au Tchad en rapport avec les réfugiés vivant sur ce beau territoire.
Les deux diplomates ont trouvé ces échanges très fructueux. Ils affirment par ailleurs, avoir expliqué et répondu à certaines questions qui leurs ont été posées lors de cette audience. Ils se disent réconforter de cette séance de travail et ils pensent que dans l’avenir les populations refugiées pourront apprécier les efforts du Tchad en leur faveur.
Aissa Mbogo
L’Assemblée Nationale en partenariat avec l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) organise un atelier sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle du 16 au 17 décembre 2020 au palais de la Démocratie. Cet atelier s’inscrit dans le cadre de « défis faim zéro » et le contexte de COVID 19. C’est le 2ème Vice-président de l’Assemblée Nationale, Ahmat Annadif Khatir qui a ouvert les travaux en présence du Représentant de la FAO, du Point Focal chargé des Formations et des Séminaires et autres invités.
L’objectif de cet atelier de deux jours est de renforcer la capacité des députés sur les enjeux et défis de la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Tchad. Il vise aussi à les informer et les sensibiliser sur le rôle combien de fois important qu’ils peuvent jouer dans ce domaine ; car pour lutter efficacement contre ce fléau, il faut un cadre normatif complet et adapté.
Les sujets qui seront discutés lors de ces travaux intéressent les députés à plus d’un titre parce qu’ils abordent l’alimentation et la nutrition, deux thèmes dont les effets ont un impact direct sur les populations que nous représentons, a lancé le président du comité d’organisation, par ailleurs point focal en charge de formation et séminaires à l’Assemblée Nationale, Député Jacques Laouhingamaye.
De son côté, le Représentant de la FAO a indiqué que l’insécurité alimentaire et la malnutrition font parties de ces défis majeurs auxquels le Tchad fait face dans sa marche pour le développement et pour relever ce défis, il faut une réponse systémique incluant toutes les forces vives. Pour lui, l’Assemblée Nationale est garante des engagements politiques et économiques dans la lutte contre l’insécurité alimentaire et la malnutrition. Il a aussi souligné que l’action parlementaire est indispensable si on veut atteindre cet objectif de vaincre l’insécurité alimentaire, et bâtir des régimes alimentaires sains et durables.
Ouvrant les travaux, le 2ème vice-président de l’Assemblée Nationale, Ahmat Annadif Khatir a laissé entendre que la mise en place d’un cadre législatif approprié à travers le réseau de l’alliance parlementaire pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle, procède de cette démarche qui vise à soutenir et appuyer les efforts du gouvernement. Cette initiative participe aussi à la recherche des solutions idoines pour la riposte contre ces deux phénomènes, que sont la faim et la malnutrition dans notre pays. Le 2ème vice-président n’a pas manqué de remercier la FAO et autres partenaires techniques et financiers du Tchad, qui se sont mobilisés pour accompagner l’Assemblée Nationale dans la mise en place de ce réseau d’alliance parlementaire pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle.
Au cours de ces deux jours d’atelier, les participants et participantes et les experts passeront au peigne fin la situation de la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Tchad et dans la sous-région. Des stratégies de lutte contre l’insécurité alimentaire et la malnutrition au Tchad ainsi qu’un un plan d’action du projet sortiront de ces assisses.
Baye Ngardiguina

La représentation Nationale a examiné et adoptée ce 15 décembre 2020 le projet de loi, portant code de procédure civile, commerciale et sociale au palais de la Démocratie. La séance a été présidée par le Docteur Haroun Kabadi, Président de l’Assemblée Nationale en présence de trois membres du gouvernement.
C’est dans l’optique d’une reforme de son système de loi commerciale, civile, et judiciaire que le gouvernement a initié ce présent projet de loi. Cette réforme a pour objectif d’améliorer d’une part, la dissémination juridique afin de garantir une plus grande transparence du droit Tchadien et une meilleure sécurité juridique. Elle vise aussi à assurer une adéquation de la législation, à l’évolution du contexte actuel et des engagements internationaux, en renforçant les capacités des acteurs impliqués.
Après la lecture du rapport par le rapporteur Ahmat Issa Badi, le Président de l’Assemblée Nationale a procédé à l’ouverture de la discussion générale. Lors des échanges, les élus se sont interrogés sur la conformité de ce code aux actes uniforme de l’OHADA. Ils ont aussi émis des inquiétudes par rapport à une innovation relative au délai d’exécution .Ils estiment que le présent code protège plus le débiteur que le créancier. Ils ont aussi voulu savoir les actions entreprises par le ministère pour faciliter la procédure judiciaire à tous les citoyens. L’adoption de cet instrument est-elle suffisant pour attirer les investisseurs nationaux et internationaux, ou garantira-t-elle la sécurité juridique et judiciaire de leurs investissements ?
Répondant aux préoccupations des députes, le ministre garde de sceaux a indiqué que le présent code est conforme aux actes uniformes de l’OHADA. Pour ce qui est du sursis d’exécution, le Tchad ne fait que s’arrimer aux dispositions de l’acte uniforme de l’OHADA qui, à lui aussi proscrit cette disposition. Le ministre estime que la contrainte par corps en matière civile est aussi proscrite dans les instruments internationaux et le Tchad ne fait qu’honorer ses engagements. Toutefois, elle existe en matière pénale. La suppression de la provision préalable et l’assistance judiciaire sont intégrées dans le nouveau code dans le but de faciliter l’accès à la justice à tous les citoyens. Le ministre de poursuivre que ce code constitue une garantie aux investisseurs, car il répond aux attentes des partenaires. Le ministre garde des sceaux a été soutenu par son collègue de l’économie qui trouve que l’adoption de ces instruments juridiques rassure les partenaires. Pour lui, s’il n’y a pas de certitude, un environnement sécurisé et juste, il serait difficile aux partenaires d’investir au Tchad.
La représentation nationale a proposé au ministre d’organiser des formations à l’endroit des acteurs impliqués pour l’appropriation de ces textes. En comparaison de l’ancien code de procédure civile qui comporte 3 parties, 13 titres, 32 chapitres et 379 articles, le présent projet de loi portant code de procédure civile, commerciale et sociale comporte 6 livres, 17 titres, 59 chapitres et 723 articles. Le présent projet de code apporte des innovations majeures à savoir l’amélioration de visibilité des règles procédurales rendu souple, le renforcement de l’efficacité de l’exécution des résolutions de justices en écartant le sursis d’exécution et bien d’autres.
C’est par 137 voix pour, 0 contre et 0 abstention que ce projet de loi portant code de procédure civile, commerciale et sociale a été entériné par la représentation nationale.
Aissa Mbogo
Interpellation du ministre du Développement Touristique, de la Culture et de l’Artisanat.
14 Déc 2020Le ministre du Développement Touristique, de la Culture et de l’Artisanat Patalet Geo a été interpellé ce 14 décembre par le Député Ahmat Issa Badi. Le ministre est venu informer les élus du peuple sur les différentes activités de son département. La séance plénière a été dirigée par le 4ème vice-président de l’Assemblée Nationale, Tchari Madi Maïna.
C’est pour avoir des réponses précises sur les questions relatives au tourisme, à la culture et à l’artisanat que cette série de question a été adressée au chef du département. L’honorable député Ahmat Issa Badi voulait avoir des informations sur les principaux sites touristiques opérationnels actuellement au Tchad, les actions menées par le département pour valoriser et exploiter le secteur du tourisme et les maux qui freinent l’évolution de ce secteur. Dans le domaine culturel, ce que fait le ministère pour que la culture prenne de l’envol. Quel est son plan d’action ? Comment redonner confiance au peuple tchadien afin de consommer local ? Comment organiser le secteur de l’artisanat qui se développe de manière traditionnelle et disparate ? Quelles sont les grandes manifestations artisanales envisagées ou réalisées par le département et leurs retombées ? Le Tchad fait partie des organisations internationales, quel est son poids dans le domaine de l’artisanat ?
Durant la discussion générale, les députés ont apporté des détails précis pour appuyer les questions de leur collègue. Ils sont revenus sur le taux élevé des taxes dans le secteur touristique, la formation des jeunes devant assurer la relève, la mise à l’écart des techniciens. Les élus du peuple ont estimé également que le ministère ne soutient pas suffisamment les artistes. L’enveloppe de 50 millions de FCFA promis aux artistes par le gouvernement pour faire face aux effets de la pandémie de covid 19 n’a pas été passée sous silence par le Député, Ahmat Issa Badi.
Le Tchad regorge une multitude de sites touristiques repartis sur l’ensemble du territoire national a indiqué le ministre dès l’entame de ses propos. En guise d’exemple, il a cité le massif de l’Ennedi et le lac Ounianga qui sont classés sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. D’autres sites sont en cours d’inscription. Des actions ont été posées pour valoriser le secteur touristique. Le ministre a cité entre autres, la construction des hôtels qui sont passés de 19 en 2008 à 70 actuellement, l’institution des festivals comme Dary et FICSA. Pour ce qui est des maux qui freinent l’évolution de ce secteur, le ministre a mentionné, le problème d’électricité, le taux élevé des taxes, l’insuffisance des voies de communications et autres qui empêchent le secteur de décoller. La pandémie du coronavirus constitue aussi un véritable frein aux activités du secteur touristique.
Pour que la culture prenne son envol, Patalet Geo a cité les actions qui ont été menées par le gouvernement, notamment la création de l’Office National de Promotion du Tourisme, de l’Artisanat et des Arts (ONPTA), de la Maison des Patrimoines Culturels du Tchad (MPCT), l’institution du mois du livre et de la lecture. Quant au coup de pouce à donner au secteur de la culture, le ministère dispose d’une feuille de route qui prévoit la création d’un fonds d’aide à la création artistique, la construction de 23 maisons de cultures dans tous les chefs-lieux de provinces, des musées régionaux, d’une école de cinéma et l’élaboration en cours du statut des artistes tchadiens. Le ministre préconise la vulgarisation de toutes les manifestations culturelles pour redonner confiance au peuple, afin qu’il consomme tchadien. Les artistes doivent beaucoup travailler en vue de parvenir à une production culturelle et artistique de qualité face à la concurrence internationale, suggère-t-il.
Afin de rendre attractif l’artisanat tchadien, le ministre mise sur la professionnalisation de ce secteur qui, selon lui, doit passer par la réouverture des centres de formation et la révision des textes pour apporter un plus à ce domaine. Patalet Geo a souligné que le Tchad participe chaque année à des grandes manifestations artisanales et en organise aussi. Les retombées de ces rencontres sont très importantes d’autant qu’il y a des expositions ventes qui y sont organisées au cours de ces festivités. Le Tchad est membre de plusieurs organisations internationales, toutefois le poids de notre pays est insignifiant et nous ne bénéficions pas de tous les privilèges à cause du non payement de nos cotisations statutaires, a signifié le ministre. L’évolution de l’artisanat est liée aux investissements que l’Etat consent à ce secteur. Pour faire rayonner son artisanat, le Tchad devra, comme les autres pays africains, mettre des moyens financiers à disposition, assainir le climat des affaires, former les artisans.
Le chef de département du tourisme, de la culture et de l’artisanat a rassuré les députés que les 50 millions de FCFA promis par le gouvernement aux artistes est un acquis et que ça ne saurait tarder. Le ministre d’ajouter que des pourparlers ont été engagé avec le ministère des finances pour l’allègement des taxes en 2021. Aussi, plusieurs initiatives sont en cours pour redonner une nouvelle vision à ce secteur, a conclu, le ministre. Des propositions ont été faites par la représentation nationale pour l’amélioration de ces trois secteurs afin qu’ils puissent générer des ressources qui contribueront au développement du pays.
Baye Ngardiguina
Le Président de l’Assemblée Nationale, Dr Haroun Kabadi a reçu en audience ce 12 décembre 2020 au Palais de la Démocratie, le Sénateur des Français établis hors de France, Olivier Cadic. Cette audience s’inscrit dans le cadre de visite de courtoisie et d’amitié qui lie ses deux grandes institutions.
Les audiences au Palais de la Démocratie se succèdent mais ne se ressemblent guère. Après le passage de la représentante du Haute Commissaire des Nations-unies aux droits de l’homme et cheffe du bureau Pays-Tchad, Flaminia Minelli, c’est au tour du Sénateur Français, Olivier Cadic d’être reçu par le Président de l’Assemblée Nationale, Dr Haroun Kabadi.
Durant quarante-cinq (45) minutes chrono, les deux personnalités ont fait le tour des différents sujets liant les deux institutions à savoir l’Assemblée Nationale du Tchad et le Sénat Français. Le sénateur Olivier Cadic est venu aussi partager avec Dr Haroun Kabadi sur le rôle du Sénat par rapport à l’Assemblée Nationale et l’intérêt de créer une deuxième chambre.
Le Sénateur Français n’a pas caché sa satisfaction à la sortie de l’audience « je suis très honoré d’être reçu par le Président de l’Assemblée Nationale et le président du Groupe d’Amitié Tchad-France ainsi que ces membres ». Le sénateur français a salué l’engagement du Tchad dans les Forces G5-Sahel qui apporte une contribution très positive et précieuse pour la lutte contre le Djihadisme.
Olivier Cadic était accompagné de l’Ambassadeur de la France au Tchad. Le Président de l’Assemblée Nationale, Dr Haroun Kabadi était entouré pour la circonstance du premier Vice-président de l’Assemblée Nationale et président du Groupe d’Amitié Tchad-France, de quelques députés, ainsi que de ses proches collaborateurs.

Le Président de l’Assemblée Nationale, Dr Haroun Kabadi a installé ce 11 décembre 2020 au Palais de la Démocratie, les membres du comité chargé de l’édification de la stèle mémorielle en reconnaissance aux martyrs des forces de défense et sécurité tombés sur le champ de bataille de Bohoma (Province du Lac). C’était en présence des députés et du représentant du ministre de la Défense.
Cette installation fait suite à la résolution n°05/AN/2020 portant édification de la stèle mémorielle en reconnaissance de la nation tchadienne aux éléments des forces de défense et sécurité tombés sur le champ de bataille le 23 mars 2020, et celles tombées pendant l’opération colère de Bohoma. L’édification de cette stèle mémorielle est une proposition du Président de l’Assemblée Nationale, Dr Haroun Kabadi lors de sa visite à Bagassola.
Le Président de l’Assemblée Nationale, Dr Haroun Kabadi a indiqué que cette stèle mémorielle portera des mentions spéciales qui vont immortaliser la mémoire de ces martyrs qui ont sacrifié leur vie pour ramener la paix dans notre pays.
Le comité est composé des Députés, des administrateurs parlementaires et des spécialistes des forces de défense et de sécurité. Il aura pour mission d’élaborer l’ensemble des textes relatifs à la construction de la stèle et de son fonctionnement. Il est aussi chargé d’évaluer et de valider le budget des travaux de construction de la stèle puis suivre sa mise en œuvre dans le délai imparti.
C’est un comité composé de vingt (20) personnes présidé par le Député Ali Kolotou Tchaimi, appuyé par deux vice-présidents, trois rapporteurs, deux trésoriers, six conseillers et un secrétariat technique constitué de six personnes.
Aïssa Mbogo
Il s’est tenu ce vendredi 11 décembre 2020 au Palais de la Démocratie, une cérémonie d’installation des membres du Réseau de l’Alliance Parlementaire pour la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle. La cérémonie a été présidée par le Secrétaire Général Adjoint de l’Assemblée Nationale, Algassim Khamis.
C’est par décision n°311 du Président de l’Assemblée Nationale, du 10 décembre 2020, que le Réseau de l’Alliance Parlementaire pour la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle a vu le jour. C’est une équipe de dix-sept (17) membres qui représentera désormais le Tchad à côté de ses sœurs au niveau des sous régions.
Installant les membres de ce réseau, le Secrétaire Général Adjoint de l’Assemblée Nationale, Algassim Khamis a félicité les membres pour leur désignation. Aussitôt les membres ont procédé à la mise en place du Bureau de leur Réseau composé comme suit :
- Président : Dr Khadidja Hassaballah ;
- Vice-président : Rakhis Ahmat Saleh ;
- Rapporteur Dr Jacques Laouhingamaye ;
- Rapporteur Adjoint : Mme Achta Selguet ; et
- Trésoriere : Achta Bechir.
Très ému par cette désignation au poste de président du Réseau, Dr Khadidja Hassaballah a félicité ses collègues pour la confiance placée en sa modeste personne. Elle remercie également le Président de l’Assemblée Nationale pour cette initiative et appelle ses collègues à travailler main dans la main pour mener à bien la mission qui vient de leur être confiée.
Baye Ngardiguina


